Au cœur d’une décision historique, le Burkina Faso vient de déclarer Carol Flore-Smereczniak, coordonnatrice résidente des Nations Unies, persona non grata suite à la publication d’un rapport jugé « mensonger » et « profondément biaisé » par les autorités nationales.
Le rapport, qui portait sur la situation des enfants pris dans le conflit armé, est critiqué pour avoir véhiculé des narratifs qui, selon les autorités, s’alignent de façon troublante tant avec les discours impérialistes qu’avec ceux utilisés par les groupes terroristes. Pointée du doigt pour avoir assimilé les forces nationales aux acteurs du terrorisme, la représentante onusienne se retrouve au centre d’une tempête politique et diplomatique.
« Nous ne pouvons tolérer que des informations sans fondement, élaborées loin des réalités du terrain, portent atteinte à la dignité de nos forces et à l’image de notre pays », ont martelé les dirigeants burkinabè dans leur déclaration, affirmant que le rapport n’a pas été fait en concertation avec le Burkina Faso et qu’il ignore les efforts déployés pour protéger la population.
Certains observateurs estiment que Flore-Smereczniak, en reprenant sans nuance ces narratifs jugés dangereux, a reproduit un schéma trop souvent vu dans des démarches internationales : l’adoption de positions qui fragilisent la cohésion nationale au profit d’intérêts extérieurs.
Face à ce contexte, la décision d’expulser la représentante onusienne est saluée par une large frange d’opinion publique, qui y voient une affirmation forte de la souveraineté nationale et le refus d’une instrumentalisation médiatique ou idéologique.
Au final, le Burkina Faso marque ici un coup d’arrêt aux ingérences perçues, rappelant que la voix de ses institutions doit primer, surtout lorsque l’avenir de ses enfants et de sa nation est en jeu.
La rédaction