Dans un communiqué publié par le ministère des Mines et de la Géologie, les autorités affirment que les deux entreprises « n’ont pas respecté les cahiers de charges relatifs à leurs concessions, notamment en matière de protection de l’environnement, de développement communautaire et d’exécution des travaux d’exploitation dans les délais impartis ».
Une démarche de rigueur et de transparence
Le ministre des Mines, Moussa Magassouba, a déclaré que cette décision s’inscrit dans le cadre de la politique de « rationalisation et de moralisation » du secteur minier, initiée depuis 2021.
« Le sous-sol guinéen appartient au peuple. Toute entreprise autorisée à l’exploiter doit impérativement respecter les règles. Il n’y aura plus de tolérance face aux abus ou aux promesses non tenues », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Des concessions désormais vacantes
Guiter Mining exploitait une concession de bauxite dans la région de Kindia, tandis que Kebo Energy SA détenait un permis pour l’extraction de minerai de fer dans la région de Kankan.
Le gouvernement envisage de réattribuer ces permis à des opérateurs « plus sérieux » à l’issue d’un nouvel appel d’offres international.
Les entreprises dénoncent une décision brutale
Dans un communiqué commun, Guiter Mining et Kebo Energy SA ont dénoncé une décision « précipitée et injuste », affirmant avoir entamé des investissements lourds sur leurs sites respectifs. Elles envisagent de saisir les juridictions compétentes pour contester la décision.
Un climat de plus en plus exigeant pour les miniers
Depuis l’arrivée au pouvoir du colonel Mamadi Doumbouya en 2021, les autorités de transition ont multiplié les réformes dans le secteur minier, visant à garantir une meilleure répartition des revenus et une exploitation durable des ressources. Plusieurs entreprises, nationales et internationales, ont vu leurs licences suspendues ou réévaluées.
La rédaction