Kab𝗶𝗹𝗮 𝗮̀ 𝗚𝗌𝗺𝗮 : 𝗹𝗲 𝗰𝗌𝘂𝗜 𝗱𝗲 𝗜𝗌𝗞𝗲𝗿 𝗟𝘂𝗶 𝗜𝗲𝘂𝘁 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗲𝘅𝗜𝗹𝗌𝘀𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝗥𝗗𝗖 ?

Analyse stratégique d’un retour aussi calculé que dangereux


Analyse de Edgard Guidibi

𝟭. 𝗚𝗻 𝗿𝗲𝘁𝗌𝘂𝗿 𝗟𝘂𝗶 𝗻’𝗮 𝗿𝗶𝗲𝗻 𝗱’𝗮𝗻𝗌𝗱𝗶𝗻

Le retour de Joseph Kabila à Goma, annoncé le 18 avril 2025, alors que la ville est sous contrÃŽle du M23, marque une inflexion brutale dans la crise congolaise. L’ancien président (2001-2019), exilé depuis 2023, choisit un territoire rebelle et frontalier du Rwanda pour refaire surface.

Ce n’est ni une visite privée, ni une erreur de protocole. C’est un acte géopolitique lourd de sens.

𝟮. 𝗧𝘀𝗵𝗶𝘀𝗲𝗞𝗲𝗱𝗶 𝗰𝗌𝗻𝘁𝗿𝗲-𝗮𝘁𝘁𝗮𝗟𝘂𝗲 : 𝗹𝗮 𝗿𝘂𝗜𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝗰𝗌𝗻𝘀𝗌𝗺𝗺𝗲́𝗲

Face à ce retour, Kinshasa ne reste pas passif. En quelques jours :

Kabila est accusé de haute trahison

Ses biens sont saisis

Son parti, le PPRD, est suspendu

𝗖𝗲𝘀 𝗺𝗲𝘀𝘂𝗿𝗲𝘀 𝘁𝗲́𝗺𝗌𝗶𝗎𝗻𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗜𝗲𝘂𝗿 𝗌𝘂 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝘁𝗲𝗿𝗺𝗶𝗻𝗮𝘁𝗶𝗌𝗻 𝗱𝗲 𝗧𝘀𝗵𝗶𝘀𝗲𝗞𝗲𝗱𝗶 𝗮̀ 𝗻𝗲𝘂𝘁𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗰𝗲 𝗿𝗶𝘃𝗮𝗹 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗌𝗿𝗶𝗟𝘂𝗲. Mais posons la vraie question :

𝗣𝗌𝘂𝗿𝗟𝘂𝗌𝗶 𝗧𝘀𝗵𝗶𝘀𝗲𝗞𝗲𝗱𝗶 𝗜𝗿𝗌𝘃𝗌𝗟𝘂𝗲-𝘁-𝗶𝗹 𝘂𝗻𝗲 𝗳𝗌𝗿𝗰𝗲 𝗟𝘂𝗶 𝗱𝗌𝗿𝘁 ?

Trois hypothÚses :

𝗜𝗹 𝘃𝗲𝘂𝘁 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝗌𝗻 d’un pouvoir affaibli (crise à l’Est, économie en tension, contestation intérieure).

𝗜𝗹 𝗮𝗎𝗶𝘁 𝘀𝗌𝘂𝘀 𝗜𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗌𝗻, notamment pour sécuriser des accords miniers directs avec certaines puissances étrangÚres.

𝗜𝗹 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝗶𝗻𝗳𝗌𝗿𝗺𝗲́ 𝗟𝘂𝗲 𝗞𝗮𝗯𝗶𝗹𝗮 𝗜𝗿𝗲́𝗜𝗮𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗮𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻 𝗿𝗲𝘁𝗌𝘂𝗿 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗎𝗶𝗟𝘂𝗲 via Kigali. Cette attaque serait alors préventive mais mal calibrée, car elle a permis à Kabila de revenir par la porte de l’histoire.

𝟯. 𝗟𝗲 𝗰𝗵𝗌𝗶𝘅 𝗱𝗲 𝗚𝗌𝗺𝗮 : 𝘂𝗻 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗎𝗲 𝗰𝗹𝗮𝗶𝗿

𝗣𝗌𝘂𝗿𝗟𝘂𝗌𝗶 𝗚𝗌𝗺𝗮 ?

C’est aujourd’hui le cœur du chaos sécuritaire, avec plus de 3 000 morts et 7 millions de déplacés.

Kabila ne choisit pas une ville sous contrÃŽle de l’État. Il choisit le ventre de la crise. Il arrive sans protocole, comme pour signifier : « Je n’ai besoin de personne pour exister. »

Ce geste peut être interprété comme :

Une provocation ouverte

Une tentative de repositionnement

Ou pire : 𝘂𝗻 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗲́𝗎𝗶𝘁𝗶𝗺𝗮𝘁𝗶𝗌𝗻 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗮𝘂𝘁𝗌𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗜𝗮𝗿𝗮𝗹𝗹𝗲̀𝗹𝗲, 𝘃𝗌𝗶𝗿𝗲 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗜𝗮𝗿𝘁𝗶𝘁𝗶𝗌𝗻 𝗿𝗮𝗺𝗜𝗮𝗻𝘁𝗲  ?

𝟰. 𝗟𝗲 𝗥𝘄𝗮𝗻𝗱𝗮, 𝗎𝗿𝗮𝗻𝗱 𝗎𝗮𝗎𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗌𝗺𝗯𝗿𝗲 ?

Kabila est passé par Kigali. Ce détail suffit à changer la lecture géopolitique du conflit.

Le Rwanda, accusé de soutenir le M23, montre qu’il peut réintroduire un ancien président congolais dans le jeu. Cela :

Redonne du poids à Kigali dans les négociations

Brouille les cartes diplomatiques pour Kinshasa

Et fragilise l’image d’un Tshisekedi seul maître à bord

𝟱. 𝗣𝗌𝘂𝗿𝗟𝘂𝗌𝗶 𝗞𝗶𝗻𝘀𝗵𝗮𝘀𝗮 𝗜𝗌𝘂𝗿𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗜𝗲𝗿𝗱𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝗻 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗻𝗲́𝗎𝗌𝗰𝗶𝗮𝘁𝗶𝗌𝗻𝘀 ?

Jusque-là, Tshisekedi avait pour lui la légitimité et la victimisation face au M23/Rwanda. Mais :

Le retour de Kabila congolise le conflit

Il devient un interlocuteur alternatif, soutenu par des réseaux puissants

Il peut se présenter comme médiateur “africain”, appelant à une « solution endogÚne »

Résultat : 𝗟𝗮 𝗱𝗶𝗜𝗹𝗌𝗺𝗮𝘁𝗶𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝗌𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗜𝗌𝘂𝗿𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗯𝘆𝗜𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗞𝗶𝗻𝘀𝗵𝗮𝘀𝗮, 𝗌𝘂 𝗲𝘅𝗶𝗎𝗲𝗿 𝗟𝘂’𝗶𝗹 𝗻𝗲́𝗎𝗌𝗰𝗶𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗞𝗮𝗯𝗶𝗹𝗮 𝗖𝗲𝗹𝗮 𝗮𝗳𝗳𝗮𝗶𝗯𝗹𝗶𝘁 𝘀𝗌𝗻 𝗮𝘂𝘁𝗌𝗿𝗶𝘁𝗲́, 𝗲𝘁 𝗿𝗲𝗱𝗶𝘀𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗿𝘁𝗲𝘀 de la médiation (UA, Doha, EAC, etc.)

𝟲. 𝗟𝗲𝘀 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗲𝘀 𝗿𝗮𝗶𝘀𝗌𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗎𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲 : 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗶𝗻𝗲𝗿𝗮𝗶𝘀, 𝗜𝗮𝘀 𝗹𝗮 𝗜𝗌𝗹𝗶𝘁𝗶𝗟𝘂𝗲

Le vrai champ de bataille, ce ne sont ni les urnes, ni les tribus. Ce sont les mines.

Coltan, cobalt, or, lithium
 Le Kivu et le Katanga sont les coffres-forts du monde numérique.

Deux stratégies s’affrontent :

𝗊𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗎𝗶𝗲 𝟭 : Le pillage indirect via le Rwanda, les groupes armés et les circuits occultes.

𝗊𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗎𝗶𝗲 𝟮 : Le deal direct avec Tshisekedi, via son entourage économique (ex : Nishata), pour donner une apparence de légalité aux partenariats.

Kabila, par sa proximité historique avec le Rwanda, gêne cette manœuvre.

Son retour complique les négociations en cours et pourrait ralentir la mise en œuvre des accords directs que Kinshasa espérait.

𝟳. 𝗩𝗲𝗿𝘀 𝘂𝗻 𝗮𝗳𝗳𝗿𝗌𝗻𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘁𝗌𝘁𝗮𝗹 ?

𝗞𝗮𝗯𝗶𝗹𝗮 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗜𝗮𝘀 𝘂𝗻 𝗻𝗌𝘃𝗶𝗰𝗲. 𝗜𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗿𝗲𝘁, 𝗰𝗮𝗹𝗰𝘂𝗹𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿, 𝗲𝗻𝗱𝘂𝗿𝗮𝗻𝘁. 𝗘𝘁 𝘀𝘂𝗿𝘁𝗌𝘂𝘁 : 𝗶𝗹 𝗻𝗲 𝗿𝗲𝗰𝘂𝗹𝗲 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗌𝗻𝗳𝗹𝗶𝘁 𝗟𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗶𝗹 𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗟𝘂𝗲 𝘀𝗌𝗻 𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘃𝗲𝗻𝘂𝗲.

En l’attaquant publiquement, Tshisekedi le force à se battre. A moins que ce soit lui qui ait forcé Tshisekedi à s’exposer en annonçant son retour à Goma


C’est une logique de « kit ou double ».

Et c’est ce que Kabila semble avoir compris : il revient dans le silence, mais avec un message puissant :

« 𝗝𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗲𝗻𝗰𝗌𝗿𝗲 𝗹𝗮̀. 𝗘𝘁 𝗷𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗜𝗿𝗲̂𝘁 𝗮̀ 𝗮𝗹𝗹𝗲𝗿 𝗷𝘂𝘀𝗟𝘂’𝗮𝘂 𝗯𝗌𝘂𝘁. »

𝟎. 𝗀𝘂𝗶 𝗱𝗲 𝗞𝗮𝗯𝗶𝗹𝗮 𝗲𝘁 𝗧𝗰𝗵𝗶𝘀𝗲𝗞𝗲𝗱𝗶 𝗮 𝘁-𝗶𝗹 𝗳𝗌𝗿𝗰𝗲́ 𝗹’𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝗮̀ 𝗮𝗎𝗶𝗿 ?

𝟭. 𝗛𝘆𝗜𝗌𝘁𝗵𝗲̀𝘀𝗲 𝟭 : 𝗧𝘀𝗵𝗶𝘀𝗲𝗞𝗲𝗱𝗶 𝗮𝘁𝘁𝗮𝗟𝘂𝗲, 𝗞𝗮𝗯𝗶𝗹𝗮 𝗲𝘀𝘁 𝗳𝗌𝗿𝗰𝗲́ 𝗱𝗲 𝗿𝗶𝗜𝗌𝘀𝘁𝗲𝗿

Cette lecture est cohérente avec la chronologie officielle : les accusations de haute trahison, les saisies de biens et la suspension du PPRD précÚdent l’apparition publique de Kabila à Goma.

Cela donne l’impression que Tshisekedi a voulu préempter un retour latent de Kabila, le disqualifier juridiquement et politiquement avant qu’il ne bouge.

Mais paradoxalement, cette attaque le réactive politiquement et légitime son retour comme une riposte défensive.

𝟮. 𝗛𝘆𝗜𝗌𝘁𝗵𝗲̀𝘀𝗲 𝟮 : 𝗞𝗮𝗯𝗶𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗻œ𝘂𝘃𝗿𝗲, 𝗧𝘀𝗵𝗶𝘀𝗲𝗞𝗲𝗱𝗶 𝗿𝗲́𝗮𝗎𝗶𝘁

Cette lecture est tout aussi plausible, surtout en coulisse géopolitique. Il est fort possible que :

Des services de renseignement aient détecté des préparatifs de retour via Kigali

Des émissaires régionaux aient relancé des contacts en faveur de Kabila

Ou même que son arrivée à Goma était en préparation bien avant son apparition

Si c’est le cas, c’est Kabila qui a forcé Tshisekedi à sortir du silence, en le mettant devant un fait accompli à haute valeur symbolique et stratégique.

𝗟𝗲𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗎𝗶𝗟𝘂𝗲 𝗲́𝗟𝘂𝗶𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲́𝗲 : 𝗮𝘁𝘁𝗮𝗟𝘂𝗲 𝗜𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝘃𝗲 𝘃𝘀 𝗜𝗿𝗌𝘃𝗌𝗰𝗮𝘁𝗶𝗌𝗻 𝗰𝗮𝗹𝗰𝘂𝗹𝗲́𝗲

𝗟𝗮 𝘃𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗜𝗿𝗌𝗯𝗮𝗯𝗹𝗲 ? 𝗚𝗻 𝗱𝗌𝘂𝗯𝗹𝗲 𝗷𝗲𝘂 𝗱’𝗮𝗻𝘁𝗶𝗰𝗶𝗜𝗮𝘁𝗶𝗌𝗻.

𝗧𝘀𝗵𝗶𝘀𝗲𝗞𝗲𝗱𝗶 𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗟𝘂𝗲 𝗞𝗮𝗯𝗶𝗹𝗮 𝘀𝗲 𝗿𝗲́𝗌𝗿𝗎𝗮𝗻𝗶𝘀𝗲, 𝗶𝗹 𝘁𝗲𝗻𝘁𝗲 𝗱𝗌𝗻𝗰 𝗱𝗲 𝗹𝗲 𝗻𝗲𝘂𝘁𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗜𝗮𝗿 𝗮𝘃𝗮𝗻𝗰𝗲

𝗞𝗮𝗯𝗶𝗹𝗮, 𝗲𝗻 𝗹𝗮𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝘁 𝗳𝗶𝗹𝘁𝗿𝗲𝗿 𝗌𝘂 𝗌𝗿𝗰𝗵𝗲𝘀𝘁𝗿𝗮𝗻𝘁 𝘀𝗌𝗻 𝗿𝗲𝘁𝗌𝘂𝗿, 𝗳𝗌𝗿𝗰𝗲 𝗧𝘀𝗵𝗶𝘀𝗲𝗞𝗲𝗱𝗶 𝗮̀ 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗜𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗳𝗮𝘂𝘅 𝗜𝗮𝘀, 𝗜𝗌𝘂𝗿 𝗲𝗻𝘀𝘂𝗶𝘁𝗲 𝘀𝗲 𝗜𝗌𝘀𝗲𝗿 𝗲𝗻 𝘃𝗶𝗰𝘁𝗶𝗺𝗲 𝗌𝘂 𝗲𝗻 𝗿𝗲𝗰𝗌𝘂𝗿𝘀

Cette dynamique rappelle les duels stratégiques classiques : le premier qui frappe pense avoir l’initiative, mais peut se retrouver manipulé s’il agit en réalité d’une provocation finement calculée
un jeu d’échec.

𝗣𝗿𝗶𝗌𝗻𝘀 𝗱𝗌𝗻𝗰 𝗜𝗌𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗖𝗌𝗻𝗎𝗌 : 𝗟𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝗎𝗿𝗮̂𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗗𝗶𝗲𝘂 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝘃𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲

Nous ne pouvons que nous incliner devant la souffrance immense du peuple congolais. Des milliers de morts, des millions de déplacés, des femmes violées, des enfants traumatisés, des villages rasés pour du minerai


𝗡𝗌𝘂𝘀 𝗜𝗿𝗶𝗌𝗻𝘀 :

Que la grâce de Dieu protÚge les innocents

Que les dirigeants soient saisis de la crainte de Dieu

Que la justice divine limite les dégâts

Et que, malgré les manipulations, Dieu prenne le contrÎle et fasse converger les événements vers le bien du peuple congolais

𝗀𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗰𝘂𝗻 𝗱𝗲 𝗻𝗌𝘂𝘀 𝘀𝗲 𝘁𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲 𝗲𝗻 𝗜𝗿𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝘀𝗶𝗻𝗰𝗲̀𝗿𝗲 𝗜𝗌𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗥𝗗𝗖, 𝗲𝘁 𝗹’𝗔𝗳𝗿𝗶𝗟𝘂𝗲 𝗜𝗹𝘂𝘀 𝗎𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, 𝗜𝗌𝘂𝗿 𝗟𝘂𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 𝗻𝗲 𝘀𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗌𝗿𝗺𝗲 𝗜𝗮𝘀 𝗲𝗻 𝗰𝗵𝘂𝘁𝗲 𝗶𝗿𝗿𝗲́𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲.

𝗥𝗲́𝗮𝗎𝗶𝘀𝘀𝗲𝘇, 𝗰𝗌𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁𝗲𝘇, 𝗜𝗮𝗿𝘁𝗮𝗎𝗲𝘇

𝗀𝘂𝗲 𝗜𝗲𝗻𝘀𝗲𝘇-𝘃𝗌𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗌𝘂𝗿 ?

𝗀𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗶𝘀𝘀𝘂𝗲𝘀 𝗜𝗌𝘀𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀 𝘃𝗌𝘆𝗲𝘇-𝘃𝗌𝘂𝘀 𝗜𝗌𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗥𝗗𝗖 ?

Ne restons pas indifférents : la guerre à l’Est du Congo est une guerre pour les richesses de demain, mais elle se paie en vies humaines aujourd’hui.

Edgard Guidibi

𝗊𝗲𝗿𝘃𝗶𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗗𝗶𝗲𝘂, 𝗖𝗌𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗎𝗶𝗟𝘂𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗟𝗲𝗮𝗱𝗲𝗿𝘀

edgard.guidibi@gmail.com

wa.me/2290164111111

Related posts

Abidjan : La présence du Premier ministre nigérien Lamine Zeine n’a rien d’un rapprochement diplomatique

Don de sang pour les FDS : le COSNA mobilise la population au service de la souveraineté nationale

Faure Gnassingbé : le président qui donne l’exemple et bouscule les privilÚges