Burkina Faso : Le gouvernement intensifie ses efforts pour garantir un accès équitable aux soins de santé

Le gouvernement burkinabè a récemment annoncé une série de mesures ambitieuses destinées à améliorer l’accès aux soins de santé pour l’ensemble de la population, en particulier les plus vulnérables. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la santé, qui vise à bâtir un système sanitaire plus solidaire, moderne et accessible.

Des infrastructures de santé renforcées

Dans un contexte marqué par des besoins croissants en soins de qualité, l’exécutif a lancé la construction de 55 Centres Médicaux Communaux (CMC) à travers le pays. Ces nouvelles structures, modernes et bien équipées, permettront de désengorger les hôpitaux urbains et de rapprocher les soins des zones rurales et périurbaines.

En parallèle, 20 nouveaux Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) ont été érigés, 23 modernisés, et 8 postes de santé communautaires rendus opérationnels. Le déploiement de 15 cliniques mobiles a également été lancé pour couvrir les zones les plus enclavées.

Un effort sans précédent pour réduire les coûts médicaux

Autre avancée majeure : la réduction significative des tarifs des examens médicaux. Le coût d’un scanner est désormais fixé à 25 000 FCFA (contre 50 000 FCFA auparavant), tandis que celui de l’IRM a chuté à 40 000 FCFA au lieu de 100 000 FCFA. Ces mesures visent à rendre les examens de diagnostic plus accessibles aux populations à faibles revenus.

La politique de subvention de l’hémodialyse constitue également une avancée notable. La séance est désormais facturée 2 500 FCFA, contre 15 000 FCFA auparavant. De plus, la caution initiale de 500 000 FCFA exigée aux patients a été supprimée.

Gratuité étendue à de nouvelles pathologies

Depuis 2016, les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans bénéficient déjà de la gratuité des soins. Le gouvernement a annoncé qu’à partir de 2025, cette politique serait étendue à la prise en charge de maladies chroniques graves telles que le cancer, le diabète, l’hypertension artérielle, la drépanocytose et l’albinisme, ainsi que les accidents graves.

Vers une pharmacie mieux approvisionnée

Pour garantir la disponibilité des médicaments, la pharmacie centrale des hôpitaux a été renforcée. En complément, le système de dispensation nominative a été élargi à plusieurs établissements hospitaliers, assurant une meilleure traçabilité et une gestion rationnelle des médicaments.

Innovation et urgence : des leviers complémentaires

Le Service d’Aide Médicale d’Urgence (SAMU) est en cours d’implantation progressive. Ce service vise à répondre plus efficacement aux urgences médicales, notamment en milieu urbain.

Autre nouveauté, le vaccin contre le paludisme a été intégré dans la routine vaccinale, renforçant ainsi la prévention contre cette maladie endémique. Par ailleurs, le gouvernement mise sur la digitalisation du secteur de la santé pour améliorer la gestion, la transparence et la coordination des services.

Une dynamique saluée par les professionnels de santé

Les acteurs du secteur saluent ces réformes jugées “courageuses et structurantes”. Pour le Dr Mariam S., médecin généraliste à Ouagadougou, « ces mesures permettent non seulement d’améliorer l’offre de soins, mais aussi de rétablir la confiance des populations envers le système de santé public ».

À travers cette série de réformes ambitieuses, le Burkina Faso se positionne comme un pays modèle dans la quête d’un accès universel aux soins en Afrique de l’Ouest. Des défis subsistent, mais la volonté politique affichée laisse entrevoir un avenir plus juste en matière de santé publique.

La rédaction

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