Deux ans d’actions et de refondation, une population à la recherche de plus d’impacts, Voici pourquoi !
La restauration du Niger par le CNSP : Un bilan remarquable
Depuis le 26 juillet 2023, le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a pris des mesures majeures pour redorer le blason national et sécuriser l’avenir du Niger. Ces deux dernières années, l’histoire retiendra une période de renouveau axée sur la souveraineté, la justice sociale et la sécurité, dans un contexte régional explosif.
Sur le plan sécuritaire : défendre coûte que coûte la nation
- Augmentation du budget défense : Près de 30% du budget national est consacré à la sécurité, illustrant l’engagement du CNSP à lutter contre le terrorisme et à préserver chaque centimètre du territoire nigérien, comme le nécessite la situation dans le Liptako-Gourma et aux frontières avec le Mali, le Tchad et le Nigéria.
- Renforcement et modernisation des forces de défense : Recrutement, équipement et formations régulières ont permis de stabiliser des zones jadis tombées sous le joug djihadiste. Des milliers de civils déplacés ont pu regagner leurs villages.
- Actions de sécurisation : Des patrouilles conjointes régionales avec les États de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont empêché la recrudescence des attaques sur plusieurs axes stratégiques.
Sur le plan institutionnel et politique : fondation d’un nouveau Niger
- Refondation institutionnelle : Une dynamique de dialogue national a été lancée avec l’organisation des Assises Nationales en février 2025, rassemblant société civile, leaders traditionnels, anciens responsables et universitaires pour repenser la gouvernance.
- Lutte contre la corruption : Pour la première fois, des magistrats impliqués dans des détournements de fonds ont été placés en détention, une rupture historique saluée même par le ministère de la Justice. Des plans d’action pour la tolérance zéro contre la corruption sont en cours.
- Renforcement de la décentralisation : Des réformes administratives de proximité pour donner plus de moyens et d’autonomie aux régions.
Sur le plan économique et social : résilience et engagement sous contraintes
- Soutien à la sécurité alimentaire : L’Office des Produits Vivriers du Niger (OPVN), sous l’impulsion de son Directeur Général, le Colonel Major Sidi Mohamed a constitué des stocks stratégiques d’urgence, distribuant plusieurs milliers de tonnes de vivres lors des pics de la saison sèche. Les filets sociaux et les transferts monétaires, soutenus par des partenaires comme le PAM et la Banque mondiale, ont permis d’éviter une famine généralisée. Jamais, l’OPVN n’a été aussi sollicitée. Le dynamisme de son Directeur général a été déterminant et salutaire.
- Actions sociales : Des filets sociaux élargis, la gratuité de certaines fournitures scolaires, le soutien accru aux cantines scolaires, ainsi que de grands travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre pour absorber le chômage urbain.
- Maintien des services essentiels malgré l’embargo : Grâce à une gestion serrée des finances publiques et à la mobilisation interne de fonds, les salaires des fonctionnaires et l’approvisionnement en produits essentiels ont été maintenus.
Pourquoi la majorité des Nigériens ne ressentent-ils pas encore les fruits de cette refondation ?
Malgré cet activisme, beaucoup de Nigériens peinent à voir les effets immédiats de la transformation :
1. Le contexte sécuritaire : un gouffre budgétaire
Près d’un tiers du budget de l’État nigérien est englouti par les besoins de défense et d’humanitaire du fait des incursions djihadistes récurrentes et des déplacements de populations. Cette priorité absolue laisse peu de marges pour des investissements sociaux massifs ou des baisses de prix significatives.
2. Le sabotage extérieur et l’étranglement économique
- La CEDEAO et l’UEMOA : Des sanctions et pressions orchestrées par l’impérialisme via ces organisations se sont traduites par des embargos, des blocages de fonds et un isolement diplomatique, sabotant délibérément la relance économique voulue par le CNSP. Par exemple, l’embargo sur les importations a fait chuter de 30% les opérations de transport entre Gaya et le Bénin, paralysant l’approvisionnement national.
3. Les commerçants véreux, un fléau à combattre
Malgré la fermeté du Ministère du Commerce, de nombreux commerçants profitent de la crise pour augmenter démesurément les prix des denrées alimentaires. Les prix de certains condiments ont doublé durant le Ramadan, aggravant le désarroi des ménages les plus vulnérables.
4. L’éloignement diplomatique et la fermeture de la frontière de Gaya
Le maintien de la fermeture de la frontière de Gaya, artère commerciale majeure, asphyxie l’économie et renchérit le coût de la vie. La décision, justifiée par des impératifs sécuritaires et des ingérences étrangères, prive le Niger de l’un de ses principaux débouchés et cimente la cherté des produits de base.
5. Justice sociale et lutte contre l’impunité : attentes non comblées
La population attend toujours la prise en charge audacieuse des gros dossiers de détournements et de corruption. L’absence de tribunaux anti-corruption dédiés et de procès télévisés contre les “prédateurs économiques” freine l’espoir populaire d’une justice équitable et exemplaire.
6. Expropriations et gestion de la ceinture verte : nécessité d’agir avec justesse
La reprise en main de la ceinture verte de Niamey occasionne des frustrations avec les populations et les propriétaires fonciers. Pour renforcer l’adhésion populaire, le CNSP devra régulariser ces opérations dans le respect des textes tout en préservant le bien-être collectif.
Vers une consolidation de la confiance : les défis à venir pour le CNSP
Si le CNSP veut continuer à bénéficier du soutien populaire massif, il lui faudra :
- Intensifier la lutte contre la vie chère en régulant avec rigueur les marchés.
- Rendre exemplaires les verdicts contre la corruption et instaurer la transparence sur les fonds publics.
- Multiplier les projets à forte valeur sociale : écoles, routes, filets de protection, logements sociaux…
- Réhabiliter avec intelligence les espaces verts tout en protégeant les droits sociaux des populations concernées.
- Renouer le dialogue diplomatique pour desserrer l’étau économique et sécuritaire sur le Niger.
Face à un contexte régional hostile et à de lourdes contraintes, le CNSP a posé les bases d’un Niger plus souverain, plus juste et plus résilient. Reste à traduire cet élan en résultats palpables pour la majorité, en s’attaquant sans relâche aux obstacles internes et externes. La route est longue, mais l’espoir d’un Niger rénové est bien vivant.
La rédaction
