Contre-offensive à Djibo : le Burkina Faso frappe fort contre le terrorisme, l’ombre de l’OTAN et de ses alliés plane sur la région

par Africadev
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Depuis le début de la semaine, les Forces Armées Burkinabè (FAB) ont lancé une riposte d’une ampleur inédite contre les colonnes terroristes qui tentaient d’encercler Djibo et Diapaga. Les assauts, menés par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM/JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont été repoussés avec une puissance de feu et un soutien aérien déterminants. Plus de 500 terroristes auraient été neutralisés, plusieurs centaines capturées, et les zones attaquées reprises sous contrôle de l’armée. La reconquête de Djibo a déclenché une vague de liesse populaire, symbole d’une population meurtrie mais résiliente face à la barbarie djihadiste.

Pourtant, derrière la victoire militaire, la menace persiste. Oussman Dicko, l’un des chefs du GSIM, a diffusé une nouvelle vidéo de menaces, appelant les civils à fuir Djibo, signe que les terroristes préparent déjà de nouvelles incursions. L’armée poursuit ses opérations de ratissage dans les zones boisées pour traquer les derniers éléments en fuite et sécuriser durablement la région.

Le terrorisme, instrument de déstabilisation : l’héritage de l’OTAN et la duplicité de la France et des États-Unis

Au-delà du terrain, un constat s’impose : le terrorisme qui ravage le Sahel n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une déstabilisation orchestrée, dont l’OTAN porte une lourde responsabilité. L’intervention de l’Alliance en Libye, sans consultation de l’Union africaine, a ouvert la boîte de Pandore : des arsenaux entiers sont tombés aux mains de groupes criminels et djihadistes, alimentant le chaos dans toute la région sahélienne. Cette stratégie du chaos, loin d’être un accident, a fragilisé durablement les États africains, créant un terrain fertile pour les groupes terroristes. De nombreux analystes africains estiment que l’aggravation de l’insécurité au Sahel est la conséquence directe de cette politique interventionniste de l’OTAN, dont les intérêts stratégiques en Afrique sont clairs : affaiblir les États, contrôler les ressources, et empêcher toute émergence d’une puissance régionale indépendante.

La France et les États-Unis, loin d’être de simples victimes du terrorisme, ont longtemps joué un double jeu. Si officiellement Paris et Washington affichent leur engagement contre les groupes djihadistes, la réalité est bien plus ambiguë. Les deux pays poursuivent des agendas stratégiques divergents en Afrique, et leurs interventions ont souvent accentué l’instabilité. Les opérations françaises et américaines ont laissé des brèches, des dépendances structurelles et parfois même des complicités tacites avec certains groupes, selon plusieurs experts. La situation en Syrie illustre cette duplicité : après la chute de Bachar Al-Assad, les nouveaux dirigeants issus d’une coalition rebelle menée par un groupe islamiste radical ont été qualifiés de terroristes. Ce renversement, soutenu par des puissances occidentales, montre à quel point la notion de « terrorisme » est instrumentalisée selon les intérêts géopolitiques du moment.

Résistance et espoir : le Burkina Faso debout

Malgré ces manœuvres de déstabilisation, le peuple burkinabè, soutenu par ses forces armées, fait preuve d’une résilience exemplaire. La reconquête de Djibo, les scènes de liesse et la détermination affichée dans la lutte contre l’hydre terroriste sont le signe d’un pays qui refuse de plier. Mais la vigilance reste de mise : tant que les puissances extérieures continueront d’instrumentaliser le terrorisme pour servir leurs intérêts en Afrique, la paix restera fragile.

Le Burkina Faso, comme l’ensemble du continent, aspire à la stabilité et à la souveraineté. La lutte contre le terrorisme ne se gagnera pas seulement sur le champ de bataille, mais aussi en déjouant les stratégies de division et de chaos imposées de l’extérieur.

La rédaction

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