Le mercredi 30 juillet, le ministre béninois des Affaires étrangères, Shegun Bakari, a été reçu à Paris par son homologue français, Jean-Noël Barrot, au Quai d’Orsay. Cette rencontre a été l’occasion de consolider les liens entre la France et le Bénin, dans un esprit de coopération renforcée.
Lors de leur entretien, les deux ministres ont salué la qualité des relations entre Cotonou et Paris, marquées par un dialogue constructif, une vision partagée et une coopération dynamique reposant sur le respect mutuel et la co-construction.
Ils ont particulièrement mis en lumière l’exemplarité du partenariat culturel entre les deux pays, illustrée par des projets ambitieux tels que le Musée des Rois et des Amazones du Danxomè ainsi que le futur Musée d’Art Contemporain de Cotonou.
Restitution du patrimoine culturel béninois
Shegun Bakari a salué l’initiative du gouvernement français qui, lors du Conseil des ministres du 30 juillet, a présenté un projet de loi-cadre sur la restitution des biens culturels. Cette démarche s’inscrit dans la continuité du processus entamé en 2020, avec le retour de 26 œuvres majeures au Bénin, et constitue un signal fort en faveur de la justice patrimoniale.
À l’issue de la rencontre officielle, les deux ministres ont pris part à une rencontre avec des membres de la diaspora béninoise en France : entrepreneurs, artistes, étudiants, sportifs, créateurs de contenus et volontaires. Cet échange a permis de souligner la contribution essentielle de ces talents à la vitalité des relations humaines entre les deux pays. Des pistes ont également été évoquées pour faciliter et valoriser leur engagement.
Les discussions ont également abordé les défis économiques et sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Jean-Noël Barrot a réaffirmé le soutien de la France au Bénin face aux menaces terroristes et aux campagnes de désinformation. Enfin, les deux ministres ont renouvelé leur attachement commun à un ordre international fondé sur le droit, incluant le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États.
La rédaction
