Le Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Mahaman Elhadj Ousmane en mission de suivi sur terrain
Depuis le début du mois d’août 2026, le Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Mahaman Elhadj Ousmane, conduit une vaste mission de suivi de la campagne agropastorale 2025‑2026. Accompagné d’une forte délégation ministérielle, il a déjà parcouru plusieurs régions : Dosso, Maradi, Zinder et Agadez et sa mission se poursuit sur l’ensemble du territoire national. La première étape de la tournée, dans la région de Dosso, s’est achevée à Sargagui (département de Loga), où la délégation a été reçue par le gouverneur, le colonel‑major Bana Alhassane.
Objectifs :
L’objectif de la mission est triple : apprécier sur le terrain l’évolution de la campagne agropastorale, sensibiliser les producteurs aux enjeux actuels et recueillir leurs attentes. Le format de la visite mêle rencontres urbaines et rurales villes, villages, hameaux, périmètres irrigués, champs et pôles pastoraux, permettant une lecture fine de la mise en œuvre de la politique de souveraineté alimentaire portée par le chef de l’Etat Général Abdourahamane Tiani et mise en application par le Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage.
Des intrants disponibles, et une adhésion populaire constatée
Selon les observations sur le terrain, l’État a honoré ses engagements en matière de fourniture d’intrants agricoles et animaliers pour la campagne 2025‑2026. Plusieurs milliers de tonnes d’engrais et de semences certifiées ont été distribuées via les circuits étatiques et les partenaires locaux. Les vaccins et produits vétérinaires destinés aux cheptels ont, pour leur part, été dispatchés dans les principaux pôles pastoraux visités.
Sur le terrain, le constat dressé par la délégation est concordant : agriculteurs et éleveurs témoignent d’une disponibilité effective d’intrants et d’une mobilisation collective. Le ministre a souligné que « l’État a joué sa partition, et les producteurs la leur », ce qui explique l’effectivité d’une campagne dont les effets positifs.
Impacts :
La synergie entre soutien public et mobilisation des producteurs se traduit, par une hausse de l’offre nationale. Les marchés locaux affichent désormais une disponibilité accrue de produits « made in Niger » à des prix compétitifs et les témoignages sur les marchés montrent que des commerçants de pays voisins viennent s’approvisionner au Niger, signe d’un rééquilibrage des flux commerciaux régionaux et d’une compétitivité retrouvée sur les denrées.
En élevage, la vaccination de masse et la distribution d’intrants ont permis d’améliorer l’état sanitaire des troupeaux, réduisant les risques de pertes et contribuant à la sécurité alimentaire et au revenu des ménages pastoraux.
Le rôle prépondérant des femmes
Partout où la délégation est passée, la délégation et le Ministre ont été frappés par l’engagement des femmes en matière de production agricole et de transformation. Leur contribution constitue un levier déterminant pour atteindre la souveraineté alimentaire, notamment à travers les activités de maraîchage, de petite transformation et de commercialisation locale.
Progrès et défis persistants
les avancées sont palpables, mais le ministre rappelle que des défis importants subsistent. Les priorités identifiées sont :
- La production locale d’intrants (engrais, aliments bétail, semences) pour réduire la dépendance aux importations ;
- La mécanisation agricole, nécessaire pour augmenter les rendements et réduire la pénibilité du travail ;
- L’installation d’unités industrielles de conservation et de transformation afin de limiter les pertes post‑récolte et ajouter de la valeur aux productions locales.
Ces leviers , selon le ministère, sont essentiels pour consolider les gains actuels et assurer une souveraineté alimentaire durable.
Contexte politique et continuité stratégique
Depuis l’avènement du CNSP le 23 juillet 2023, le Niger a décidé la souveraineté alimentaire comme priorité nationale. Cette orientation, pilotée par le chef de l’État Abdourahamane Tiani et déclinée par le Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, génère déjà des fruits palpables. Les visites de terrain du ministre servent à la fois de contrôle de l’exécution des politiques publiques et de point de contact pour ajuster les interventions en fonction des réalités locales.
Cette mission a pu constater l’effectivité de la distribution de plusieurs milliers de tonnes d’engrais et de semences, vaccination de dizaines de milliers d’animaux dans les régions visitées, et l’augmentation observée des volumes commercialisés sur les marchés régionaux de l’ordre de 10 à 15% sur certains produits par rapport à la campagne précédente. Ces taux attestent d’une dynamique favorable.
La campagne agropastorale 2025‑2026 affiche des signes encourageants : disponibilité d’intrants, mobilisation populaire et premiers effets positifs sur l’offre nationale et les marchés régionaux. Toutefois, la consolidation de ces progrès dépendra de la capacité de l’État à accélérer la production d’intrants locaux, à promouvoir la mécanisation et à développer des capacités industrielles de transformation.
La rédaction
