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	<title>Politique : Actualités et Enjeux Globaux - AfricADev</title>
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	<title>Politique : Actualités et Enjeux Globaux - AfricADev</title>
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		<title>Bénin–Nigeria : Wadagni mise sur la diplomatie économique et l’attractivité du secteur privé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 18:52:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
		<category><![CDATA[#CEDEAO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’audience accordée par le président Romuald Wadagni à l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote au Palais de&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’audience accordée par le président Romuald Wadagni à l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote au Palais de la Marina ce 28 Juillet 2026 n’est pas un simple fait de courtoisie diplomatique. Elle s’inscrit dans une logique de politique économique révélatrice d’une ligne claire : faire de la coopération régionale un levier de croissance, de mobilisation des ressources et d’intégration des marchés.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette visite du plus puissant industriel du continent intervient quelques jours seulement après celle du vice-président de la République fédérale du Nigéria, Kashim Shettima, reçu au Bénin dans le cadre d’une visite de travail marquée par des échanges sur les investissements, l’industrialisation et les opportunités de partenariat.&nbsp; Cette dynamique a déjà été renforcée par le Bénin-Nigeria Business Forum 2026 et par un protocole d’accord entre l’APIEx et la NIPC, destiné à fluidifier les investissements bilatéraux.<a></a><a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une séquence diplomatique très parlante</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage du vice-président nigérian, représentant l’État fédéral, a envoyé un signal politique fort : Cotonou veut approfondir sa coopération avec Abuja, non seulement sur le plan institutionnel, mais aussi sur les plans économique, industriel et énergétique. Dans cette logique, la venue d’Aliko Dangote apparaît comme le prolongement naturel d’une diplomatie d’ouverture tournée vers le secteur privé nigérian, l’un des plus dynamiques du continent.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est clair : le Bénin ne veut plus seulement entretenir des relations de voisinage, il veut structurer un partenariat stratégique avec le géant nigérian, première puissance économique de l’Afrique de l’Ouest et marché majeur pour les produits et services béninois. Cette orientation confirme la volonté du président béninois de donner davantage de contenu au marché commun africain et aux échanges intra-africains.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>La coopération régionale comme moteur</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Romuald Wadagni inscrit son action dans une logique de diplomatie économique assumée, où les relations régionales deviennent un instrument de croissance et d’attractivité. À travers cet approfondissement de la coopération avec le Nigeria, le Bénin cherche à multiplier les canaux de coopération, à attirer des capitaux privés et à créer des chaînes de valeur capables de soutenir l’industrialisation nationale.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie tranche avec les lenteurs observées du côté du voisin nigérien avec lequel la reprise de la coopération semble avoir du plomb dans l’aile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le Nigeria constitue à la fois un voisin stratégique, un marché immense et une source d’investissements potentiels pour des secteurs clés de l’économie béninoise<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui concerne Aliko Dangote, les attentes sont fortes, notamment dans le domaine de l’énergie, un secteur où ses capacités d’investissement et son poids industriel sont largement reconnus. Même si aucun engagement officiel détaillé n’a encore été publié au sujet de cette audience, la rencontre nourrit de sérieuses anticipations sur de futurs projets structurants.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Adjouavi Domingnon</p>
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		<title>Nassirou Bako‑Arifari : un universitaire‑diplomate pour recentrer la CEDEAO sur sa mission originelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 10:28:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;Dans un moment charnière de son histoire, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dans un moment charnière de son histoire, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vient de confier l’un de ses portefeuilles les plus sensibles à un profil qui allie rigueur académique et expérience diplomatique de haut niveau. Le Professeur béninois <strong>Nassirou Bako</strong><strong>‑</strong><strong>Arifari</strong>, ancien Chef de la diplomatie béninoise et polyglotte a été officiellement nommé <strong>Commissaire chargé du Développement humain et des Affaires sociales</strong> de la Commission de la CEDEAO pour le mandat <strong>2026</strong><strong>‑</strong><strong>2030</strong>, lors du <strong>69ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement</strong> tenu le 19 juillet à Freetown (Sierra Leone).<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette nomination très technique, se dessine un choix politique évident : placer à la tête des politiques sociales régionales un homme connu pour son attachement à la formation, à la recherche et à la gouvernance responsable, dans une organisation aujourd’hui sommée de se refonderpour revenir à sa vocation première à savoir l’intégration économique, le développement inclusif et la cohésion sociale.<a></a><a></a></p>





<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>&nbsp;Un mandat stratégique</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le département du Professeur Nassirou Arifari Bako est au cœur de la légitimité populaire de la CEDEAO. Il pilote les politiques communautaires dans des domaines aussi vitaux que la <strong>santé</strong>, l’<strong>éducation</strong>, l’<strong>emploi</strong>, la <strong>protection sociale</strong>, le <strong>genre</strong>, la <strong>jeunesse</strong>, la <strong>culture</strong> et les <strong>questions humanitaires</strong>.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, c’est par ce portefeuille que la CEDEAO peut démontrer, programmes concrets à l’appui, qu’elle n’est pas seulement une arène diplomatique, mais une institution tangible d’amélioration des conditions de vie des populations ouest‑africaines.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une nomination à l’heure où la CEDEAO doit se refonder</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, la CEDEAO est l’objet de critiques récurrentes : accusée de s’être éloignée de sa mission fondatrice, perçue comme trop focalisée sur la gestion des crises politiques, parfois jugée déconnectée des préoccupations quotidiennes des populations. La tension avec les pays de l’<strong>Alliance des États du Sahel (AES)</strong> Mali, Burkina, Niger a encore accentué ce sentiment d’une organisation en quête de sens.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la nomination de Nassirou Bako‑Arifari doit être lue comme un signal deréorientation. En confiant le Développement humain et les Affaires sociales à un profil aussi crédible sur le plan intellectuel et diplomatique, les chefs d’État semblent indiquer qu’ils souhaitent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Replacer les populations au centre du projet communautaire, à travers des programmes visibles en matière de santé, d’éducation, de protection sociale et d’emploi des jeunes.</li>



<li>Redonner de la substance à l’intégration régionale, en montrant qu’elle produira des bénéfices concrets pour les citoyens.</li>



<li>Rétablir un dialogue social régional capable d’apaiser les tensions et de recréer de la confiance entre États membres.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’universitaire de haut rang arrive avec une légitimité qui lui permet de parler à la fois aux gouvernements, aux parlements, aux partenaires techniques et financiers, mais aussi à la société civile et aux jeunes, souvent désillusionnés par les discours institutionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Un atout pour Diomaye Faye et Biram Diop dans la tâche de réconciliation régionale</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nouvelle configuration de la <strong>CEDEAO</strong>, le profil du professeur Nassirou Bako‑Arifari constitue un levier de cohésion sociale régionale. Sa capacité à articuler dialogue politique et politiques sociales concrètes en fait un interlocuteur crédible pour :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Maintenir un canal de dialogue social avec les pays de l’AES, même lorsque les relations politiques sont tendues.</li>



<li>Construire des programmes communs (santé transfrontalière, éducation, gestion des migrations, réponse aux crises humanitaires) qui maintiennent des liens fonctionnels entre espaces communautaires.</li>



<li>Donner une traduction sociale aux décisions politiques prises au sommet, en montrant que la coopération régionale produit des résultats tangibles pour les populations des deux côtés.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Nourdeen Didier ALOHOU</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dg Africadev ,Analyste politique, &nbsp;Consultant média, Expert CCCS</p>


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		<title>Premier Gouvernement de Romuald Wadagni : Jeune, technocratique et tourné vers les compétences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 16:18:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Bénin entre dans une nouvelle ère gouvernementale marquée par la nomination d&#8217;un exécutif qui surprend&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bénin entre dans une nouvelle ère gouvernementale marquée par la nomination d&rsquo;un exécutif qui surprend autant qu&rsquo;il rassure. À la tête de l&rsquo;État, Romuald Wadagni a constitué un gouvernement dont les traits saillants&nbsp;: &nbsp;la jeunesse, le profil technocratique et l&rsquo;absence de politiciens de carrière, rompent avec les habitudes d&rsquo;antan et traduisent une logique de continuité, de consolidation et d&rsquo;impact.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une jeunesse assumée</strong><br>Ce qui frappe d&#8217;emblée dans la composition du gouvernement, c&rsquo;est la place donnée aux cadres jeunes. Loin du réflexe de nommer des barons politiques ou des figures d&rsquo;appareil, la nouvelle équipe mise sur une génération de responsables dynamiques, souvent formés à l&rsquo;international et rompus aux défis modernes de la gestion publique. Ce renouvellement des visages répond à une attente populaire : moderniser l&rsquo;État, accélérer les réformes et rapprocher l&rsquo;action publique des besoins d&rsquo;une population en quête d&rsquo;efficacité et de résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un gouvernement technocratique</strong><br>Autre caractéristique majeure : le profil résolument technocratique des ministres. Les portefeuilles ont été confiés à des spécialistes reconnus pour leur savoir-faire plutôt qu&rsquo;à des hommes et femmes politiques de carrière. Cette orientation traduit une priorité claire : la compétence opérationnelle prime sur l&rsquo;appartenance partisane. Dans un contexte où les enjeux économiques, financiers et administratifs exigent des réponses précises et rapides, le choix de techniciens expérimentés apparaît comme une garantie de mise en œuvre sérieuse des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La fin du clientélisme affiché</strong><br>Beaucoup s&rsquo;attendaient, au vu du large soutien populaire et des nombreuses adhésions au projet de société porté par Wadagni avant l&rsquo;élection, à voir récompensés les cadres et élus des partis majoritaires. Il n&rsquo;en a rien été. La composition du gouvernement montre qu&rsquo;au Bénin, la nomination aux plus hautes fonctions n&rsquo;est plus du moins pas prioritairement une question d&rsquo;appartenance au partis de la mouvance présidentielle. Ce renversement de logique sonne comme une mutation politique : on privilégie désormais l&rsquo;efficience et la compétence, réduisant l&rsquo;espace du clientélisme traditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Continuité, consolidation, impact</strong><br>Loin d&rsquo;être une rupture brutale, ce choix s&rsquo;inscrit dans une continuité voulue avec l&rsquo;action précédente : consolidation des acquis macroéconomiques, promotion de la digitalisation de l&rsquo;administration, renforcement de la rigueur budgétaire et lutte contre la corruption. En confiant les leviers de l&rsquo;action publique à des techniciens, Wadagni mise sur l&rsquo;impact mesurable des politiques publiques : délivrer des résultats, améliorer la qualité des services et accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un levier discret mais puissant pour l&rsquo;action</strong><br>Ce tournant technocratique constitue l&rsquo;un des leviers silencieux de la réussite de l&rsquo;action entamée sous la présidence de Patrice Talon. L&rsquo;obligation de résultats, la digitalisation et la limitation des espaces propices à la corruption trouvent dans ce gouvernement une prolongation logique et renforcée. En plaçant l&rsquo;expertise au centre des nominations, l&rsquo;exécutif se donne les moyens d&rsquo;une gouvernance plus efficace et plus transparente.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le soutien des prédécesseurs</strong><br>Romuald Wadagni dispose d&rsquo;un deuxième atout non négligeable : la confiance et l&rsquo;appui de ses trois prédécesseurs vivants. Un appui qui lui confère une légitimité institutionnelle et une stabilité politique précieuses au moment où les attentes populaires sont élevées. Cette unanimité affichée autour du nouveau président facilite la mise en place des politiques et rassure les investisseurs ainsi que les partenaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un contexte favorable mais exigeant</strong><br>Wadagni n&rsquo;hérite pas d&rsquo;un pays en ébullition politique ; il prend les rênes d&rsquo;une économie en croissance et d&rsquo;un climat politique parmi les plus stables de la sous-région, alors que plusieurs pays voisins connaissent des tensions. Cette situation est un avantage mais accroît aussi les attentes. La population attend des résultats tangibles : emplois, services publics améliorés, infrastructures et bonne gouvernance. Les interrogations sont grandes et légitimes, et la pression pour produire des résultats rapides est réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pas un novice</strong><br>Le nouveau président n&rsquo;est pas un novice en matière de gestion publique. Sa contribution importante au bilan de Patrice Talon inspire confiance quant à sa capacité à transformer les orientations politiques en actions concrètes. Son gouvernement, jeune et technocratique, illustre son choix stratégique : privilégier la compétence pour assurer la consolidation des acquis et amplifier l&rsquo;impact des réformes déjà engagées.<br>En choisissant la compétence plutôt que le clientélisme, la jeunesse plutôt que l&rsquo;ancienneté partisane, Romuald Wadagni trace une voie qui vise à moderniser l&rsquo;État et à produire des résultats palpables. Ce pari fondé sur la continuité, la consolidation et l&rsquo;impact sera rapidement jugé à l&rsquo;aune des réalisations économiques et sociales. Pour l&rsquo;instant, la mise en place d&rsquo;un gouvernement technocratique et l&rsquo;absence de politiciens de carrière donnent au Bénin un signal fort : celui d&rsquo;un État qui préfère l&rsquo;efficacité et la bonne gestion au jeu des équilibres partisans.</p>


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		<title>Romuald WADAGNI : Confirmation de l’héritage démocratique</title>
		<link>https://africadev.net/romuald-wadagni-confirmation-de-lheritage-democratique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 05:19:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
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		<category><![CDATA[Info]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La passation de charge entre Patrice Talon et Romuald Wadagni, tenue le 24 mai, a offert&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><img decoding="async" width="954" height="3" src=""></p>



<p class="wp-block-paragraph">La passation de charge entre Patrice Talon et Romuald Wadagni, tenue le 24 mai, a offert au Bénin une image forte et émouvante de l&rsquo;alternance démocratique. Sur la place publique et dans l’opinion, on a lu la même chose : le soulagement d’un peuple qui voit ses institutions fonctionner, la dignité d&rsquo;un président sortant respectant la règle républicaine, et la détermination d&rsquo;un président entrant prêt à écrire un nouveau chapitre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;émotion était palpable. Les poignées de main, les regards, les silences respectueux.&nbsp; Tout contribuait à faire de cette passation un moment solennel et presque intime, malgré l&rsquo;ampleur nationale de l&rsquo;événement. Ce visage humain de la politique rappelle que derrière les postures et les controverses se tiennent des individus qui acceptent de céder la place pour le bien commun. La scène a eu une beauté simple mais rare d&rsquo;une alternance qui se vit sans violence ni chaos : une alternance maîtrisée, républicaine, désormais familière au Bénin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans bien des pays d&rsquo;Afrique, des citoyens de 50 ans n&rsquo;ont jamais connu deux présidents. Le contraste est saisissant : alors que la région peine parfois à voir tourner les pages du pouvoir, le Bénin, lui, cultive une tradition de renouvellement. En montrant publiquement et solennellement la transmission de l&rsquo;autorité, le pays envoie un message clair : il existe une ligne rouge&nbsp;: celle de l&rsquo;alternance qui ne doit pas être effacée, quelles que soient les disputes politiques. C&rsquo;est une marque de maturité démocratique, un garde-fou contre l&rsquo;entêtement du pouvoir personnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte régional amplifie encore la portée symbolique de l&rsquo;événement. Dans une sous-région où l&rsquo;alternance reste souvent une denrée rare, la passation du 24 mai projette l&rsquo;image d&rsquo;un Bénin où la démocratie a tenu ses promesses depuis l&rsquo;avènement du renouveau démocratique en 1990. Quatre anciens présidents se sont déjà succédé ; Romuald Wadagni devient le cinquième. Trois d&rsquo;entre eux sont encore en vie, vivant tranquillement, preuve concrète qu&rsquo;il est possible de quitter le pouvoir sans craindre poursuites ou représailles, et de conserver sa dignité et sa liberté. Cette réalité renforce l&rsquo;exemple béninois : transmettre le pouvoir n&rsquo;est pas synonyme de punition, mais d&rsquo;acceptation collective d&rsquo;un contrat républicain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Romuald Wadagni arrive à la tête de l&rsquo;État avec un profil qui inspire confiance et de fortes attentes. Économiste de formation, reconnu pour sa rigueur, sa connaissance des dossiers financiers et son expérience à la tête du ministère de l’Économie dans les dernières années, il présente déjà des qualités qui laissent entrevoir une gouvernance pragmatique et performante. Sa capacité à dialoguer avec les partenaires internationaux, sa réputation de gestionnaire sérieux et sa jeunesse politique par rapport à certains prédécesseurs lui donnent un capital d&rsquo;espérance. Beaucoup le voient déjà bien parti pour marquer d&rsquo;une empreinte durable la présidence béninoise, avec la promesse d&rsquo;améliorer les performances économiques, de renforcer la transparence et d&rsquo;approfondir les réformes institutionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode de transmission pacifique et solennelle doit être lu comme un rappel et une leçon pour la sous-région : la démocratie n&rsquo;est pas seulement des élections, c&rsquo;est la capacité à accepter la relève, à préserver les règles, et à placer l&rsquo;intérêt public au-dessus des ambitions personnelles. Le Bénin, par cette passation, confirme qu&rsquo;il garde intacte sa vocation républicaine. Il offre une image d’espoir, celle d&rsquo;une nation où l&rsquo;alternance n&rsquo;a jamais manqué à l&rsquo;appel depuis 1990. &nbsp;&nbsp;Il est donc possible de partir, de revenir à la vie civile, et de laisser à d&rsquo;autres la responsabilité de conduire le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La journée du 24 mai 2026 restera comme une de ces dates où la réalité politique dépasse la rhétorique : dans la simplicité de gestes respectueux et la solennité des discours, le Bénin a rappelé que l&rsquo;alternance est une valeur protectrice, non négociable. Et avec Romuald Wadagni, le pays bénéficie non seulement un continuateur, mais un espoir renouvelé de progrès et d&rsquo;efficacité gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Didier Nourdeen Alohou</p>
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		<title>Belem Oumar Thomson : la figure montante de l’Afrique par qui la vérité éclate sur le coup d’Etat en Guinée Bissau</title>
		<link>https://africadev.net/la-verite-eclate-sur-le-coup-detat-en-guinee-bissau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 11:10:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au fil de la crise en Guinée Bissau, Belem Oumar Thomson s’impose comme bien plus qu’un&#8230;</p>
<p>L’article <a href="https://africadev.net/la-verite-eclate-sur-le-coup-detat-en-guinee-bissau/">Belem Oumar Thomson : la figure montante de l’Afrique par qui la vérité éclate sur le coup d’Etat en Guinée Bissau</a> est apparu en premier sur <a href="https://africadev.net">AfricADev</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de la crise en Guinée Bissau, Belem Oumar Thomson s’impose comme bien plus qu’un simple commentateur : il apparaît comme l’un des nouveaux visages de l’Afrique qui compte, une génération d’acteurs non étatiques capables d’influer sur la perception des crises et, parfois, sur leur résolution. Sa parole, relayée de Lomé à Bissau, écoutée dans les chancelleries comme dans les médias, témoigne d’un capital de confiance rare, bâti sur l’expertise, la présence de terrain et un réseau relationnel étendu au plus haut niveau de l’État.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’heure où le continent est pris entre le marteau des coups de force militaires et l’enclume des manipulations institutionnelles, des voix comme celle de Thomson deviennent essentielles pour démêler le vrai du faux, le factuel du narratif. En brisant le confort d’une version “spectaculaire mais faussement simple” de la crise bissau-guinéenne, Belem Oumar Thomson s’impose, pour beaucoup, comme celui par qui la vérité a commencé à éclater au grand jour et comme l’une des figures montantes d’une Afrique qui refuse de se laisser raconter son propre destin par la rumeur.<a></a><a></a><a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand la rumeur étouffe la vérité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lendemain du renversement du président Umaro Sissoco Embaló, un récit séduisant mais simpliste a rapidement dominé les réseaux sociaux et une partie des médias : celui d’un “auto-coup d’État”, où le “président bling-bling” aurait lui-même orchestré sa chute pour verrouiller le pouvoir au profit de ses proches et empêcher l’opposition de capitaliser sur une supposée victoire. L’idée, spectaculaire, a trouvé un écho d’autant plus fort qu’elle a semblé recevoir le soutien implicite ou explicite de certaines figures de la région, nourrissant l’indignation d’une opinion africaine déjà méfiante à l’égard des dérives autoritaire<a></a><a></a><a></a><a></a>s.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce récit, relayé à grande vitesse, présente Embaló comme l’ingénieur cynique d’un scénario dont il serait à la fois l’auteur et la victime, brouillant ainsi la frontière entre coup d’État militaire et manipulation institutionnelle. Dans un contexte où la confiance envers les institutions électorales est fragile, cette version s’est imposée d’abord par son pouvoir émotionnel plus que par la solidité de ses preuves.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>La voix d’un témoin oculaire</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément là que se détache la figure de Belem Oumar Thomson. Présent physiquement en Guinée-Bissau au moment des événements, entretiens directs à l’appui, relations fraternelles avec le président déchu, il ne parle pas de loin : il parle de l’intérieur. Son témoignage tranche avec la rumeur : selon lui, il ne s’agit nullement d’un auto-coup, mais d’un véritable coup d’État militaire, avec un projet initial d’élimination physique du chef de l’État que le CEMGA aurait refusé de cautionner.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Thomson affirme que Sissoko Embaló avait effectivement remporté les élections, et que c’est au contraire une partie de l’opposition qui aurait tenté de s’emparer des résultats que la commission électorale s’apprêtait à rendre publics. En rétablissant cette chronologie, il renverse la charge de la preuve : le camp accusé de manipulation serait, selon lui, celui qui tentait d’arracher la décision des urnes, et non le président renversé.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Un observateur au-dessus de la mêlée</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la parole de Belem Oumar Thomson pèse, ce n’est pas uniquement parce qu’il se trouvait sur le terrain au moment des faits, mais aussi parce qu’elle s’inscrit dans un parcours d’observateur électoral déjà reconnu en Afrique. En tant que président de l’Institut Africa Solidarité, il s’est imposé au fil des années comme l’un des observateurs les plus crédibles du continent, habitué aux missions sensibles, aux contextes tendus et aux transitions fragiles.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa proximité assumée avec plusieurs chefs d’État africains, loin de le discréditer, renforce paradoxalement sa centralité dans les dispositifs de médiation et d’observation politique. Parce qu’il connaît personnellement de nombreux dirigeants, il sait lire les non-dits, mesurer les risques, et surtout, il prend un risque réel pour sa propre réputation lorsqu’il choisit de parler à contre-courant du récit dominant.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Face aux géants de la diplomatie régionale</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit de Thomson vient aussi répondre, en filigrane, à l’attitude de certains acteurs de la région, notamment l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, figure respectée des processus électoraux en Afrique de l’Ouest. Celui-ci a publiquement interpellé la CEDEAO sur la nécessité de publier rapidement les résultats, laissant entendre que le flou entourant les chiffres alimentait la suspicion et le chaos.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Thomson, lui, ne se contente pas d’appels généraux à la transparence : il avance des faits précis sur ce qu’il a vu, entendu et compris sur le terrain. Il évoque même, selon certains récits, une crispation personnelle de Jonathan après ne pas avoir été reçu par Embaló, ajoutant une dimension humaine et politique aux tensions institutionnelles.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Le scandale du jet privé, un révélateur</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme si la scène n’était pas encore assez explosive, l’affaire des près de cinq millions d’euros saisis dans un jet privé à Lisbonne, en provenance de Bissau, avec à bord l’épouse du président déchu, a ajouté une couche de suspicion et de sensationnalisme à la crise. Les autorités portugaises ont ouvert une enquête, évoquant des soupçons de blanchiment et de flux financiers obscurs, tandis que les partisans du président renversé dénoncent une instrumentalisation politique de cette affaire.<a></a><a></a><a></a><a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce climat saturé d’accusations, d’images spectaculaires et de procès médiatiques, la posture de Thomson se distingue par une constante : ramener le débat au cœur du sujet, à savoir la qualification exacte des faits survenus à Bissau – coup d’État militaire ou mise en scène politique. En rappelant que des militaires ont pris le pouvoir, suspendu le processus, et cherché à neutraliser le président, il insiste sur la gravité d’un précédent qui menace toute la régio<a></a><a></a><a></a><a></a>n. Il dénonce aussi la cabale médiatique qui serait lancé par les actuels hommes forts de la guinée bissau, de l’ex opposition et du Portugal contre le Président Sissoko Embaló.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adjouavi Domingnon</p>
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		<title>Coup d’État en Guinée-Bissau :  Umaro Sissoco Embaló arrêté par des militaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 14:20:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>: Bissau, ce mercredi 26 novembre 2025, de vives émotions ont traversé la Guinée-Bissau lorsque des&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">:</p>





<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bissau, ce mercredi 26 novembre 2025, de vives émotions ont traversé la Guinée-Bissau lorsque des militaires ont investi le palais présidentiel, procédant à l’arrestation du président sortant Umaro Sissoco Embaló. Dans un climat de tension marqué par une incertitude politique et sociale, cette opération surprise intervient au lendemain des élections générales du 23 novembre, encore non validées officiellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vers midi heure locale, un groupe de soldats lourdement armés a fait irruption dans l’enceinte du palais présidentiel. Sans effusion de violence majeure, les militaires ont appréhendé Embaló dans son bureau.&nbsp; Visiblement calme, il a été conduit sans résistance vers un lieu tenu secret. Il a par ailleurs affirmé, dans une brève déclaration via ses services, ne pas avoir subi de mauvais traitements, qualifiant néanmoins cette arrestation de « coup d’État ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette intervention s’inscrit dans un contexte politique déjà très fragile. Depuis la tenue des élections présidentielles et législatives le 23 novembre, deux camps adverses, celui d’Embaló et celui de l’opposant Fernando Dias de Costa , revendiquent chacun la victoire. La situation a dégénéré ces derniers jours avec des échanges de tirs près du palais et un climat d’instabilité palpable dans la capitale Bissau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les militaires qui ont agi ce mercredi reprochent au président des « tentatives de subversion de l’ordre constitutionnel ». Ils accusent Embaló d’avoir tenté de manipuler les résultats électoraux pour se maintenir au pouvoir, provoquant une fracture institutionnelle menaçant la stabilité du pays. Aux côtés d’Embaló, le chef d’état-major général des armées et le ministre de l’Intérieur ont également été arrêtés dans ce cadre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette arrestation marque une étape dramatique dans l’histoire politique récente de la Guinée-Bissau, pays déjà fragilisé par des épisodes de coups d&rsquo;État et d’instabilité chronique. La communauté internationale appelle au calme et à la restauration du dialogue pour éviter une escalade dangereuse qui risquerait d’engloutir le pays dans une nouvelle crise profonde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction</p>
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		<title>Niamey, « Complot présumé contre le Burkina » : Serge Mathurin Adou écope de deux ans de prison ferme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 11:55:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;Vendredi 21 novembre 2025, la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Niamey a condamné&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Vendredi 21 novembre 2025, la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Niamey a condamné le journaliste ivoiro‑nigérien Serge Mathurin Adou, de la chaîne privée Canal 3 Niger, à deux ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’État dans le cadre d’un complot présumé contre le Burkina Faso du capitaine Ibrahim Traoré. Ce verdict très attendu tombe au terme d’une procédure de plus d’un an, dans un climat sécuritaires et diplomatiques en mutation au sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire éclate le 1er septembre 2024, lorsque le journaliste informe son entourage qu’il est convoqué par la police à Niamey, avant de disparaître plusieurs semaines dans les arcanes de l’appareil sécuritaire. Le 11 novembre 2024, il est officiellement inculpé pour atteinte à la sûreté de l’État et transféré à la prison civile de Birni N’Gaouré, située à une centaine de kilomètres de la capitale, où il restera en détention préventive pendant plusieurs mois. Entre‑temps, les autorités burkinabè le désignent publiquement comme un acteur présumé d’un projet de déstabilisation du régime de Ouagadougou. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’audience, le ministère public présente Serge Mathurin Adou comme un relais et un soutien présumé de réseaux impliqués dans un complot visant le pouvoir burkinabè, arguant que ses actes mettaient en danger la sécurité nationale. La défense, elle, insiste sur son profil de journaliste chevronné, établi de longue date au Niger, et sur l’absence de preuves directes d’une implication active dans une entreprise de renversement de régime. Au final, la cour le déclare coupable et prononce une peine de deux ans de prison ferme, bien en‑deçà des condamnations habituellement constatées pour ce type de chefs d’accusation, où les sanctions oscillent souvent entre quinze et vingt ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette peine relativement clémente interroge et pousse à la lecture juridique du verdict. Elle peut traduire le fait que le tribunal ait considéré que Serge Mathurin Adou bénéficie de larges circonstances atténuantes, telles que prévues par l’article 53 du code pénal nigérien, qui permet de réduire les peines lorsque le juge reconnaît des circonstances atténuantes en faveur de l’accusé. Autrement dit, tout en retenant sa responsabilité pénale, la cour semble avoir jugé que son rôle était limité, que le dossier ne justifiait pas une peine exemplaire, ou encore que la durée de la détention préventive et son profil professionnel justifiaient un traitement moins sévère. Pour de nombreux observateurs, ce choix de la modération apparaît aussi comme la preuve qu’au Niger, malgré le contexte sécuritaire et les pressions de plusieurs natures, les juges conservent toujours une marge réelle de liberté d’appréciation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la presse nigérienne, ivoirienne et africaine, ce verdict ressemble à une bouffée d’air, loin du scénario noir d’une condamnation à deux chiffres qui aurait brisé durablement la carrière et la vie du journaliste. Pour la famille Adou, il ouvre la perspective d’un horizon moins sombre et nourrit l’espoir d’une libération plus rapide, notamment en cas d’aménagement ou de mesure de clémence. Au‑delà de son cas, cette décision peut être perçue comme un signal encourageant pour les autres journalistes emprisonnés au Niger dans des dossiers différents. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adjouavi Domingnon</p>
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		<title>La diplomatie décomplexée du Togo : Faure Gnassingbé, un acteur de plus en plus influent sur la scène mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 09:32:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En l’espace de quelques jours seulement du 7 au 13 novembre 2025, le président du Conseil&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[


<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’espace de quelques jours seulement du 7 au 13 novembre 2025, le président du Conseil de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, a enchaîné deux rencontres au sommet d’une portée géopolitique majeure. Le 8 novembre, il était reçu à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron. Cinq jours plus tard, le 13 novembre, c’est à Moscou qu’il échangeait avec le président russe Vladimir Poutine. Deux capitales, deux puissances mondiales opposées, deux visions différentes du monde mais un seul fil conducteur : l’affirmation souveraine d’une politique étrangère togolaise affranchie de toute tutelle, pleinement tournée vers les intérêts stratégiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette double séquence inédite, dans un intervalle d’à peine six jours, illustre mieux que tout discours la nouvelle posture du Togo sur la scène internationale. À Paris, les discussions ont porté sur la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs, un dossier où Lomé s’impose peu à peu comme le seul médiateur crédible. À Moscou, la coopération économique, la sécurité régionale et les partenariats de développement ont été au centre des échanges. Ces deux visites successives, marquées par un ton de respect mutuel et de franchise diplomatique, confirment la maturité et la détermination du Togo à diversifier ses alliances.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une rupture assumée avec les schémas classiques</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la Cinquième République togolaise, le pays marque un affranchissement sans ambiguïté des logiques d’alignement héritées de la période postcoloniale. Le président Gnassingbé incarne cette diplomatie « décomplexée » qui refuse la dépendance et privilégie une approche pragmatique, ouverte à tous les partenaires dans le seul intérêt du peuple togolais. L’organisation réussie au Togo de la dernière rencontre entre le Commonwealth et les pays francophones d’Afrique à Lomé il y a quelques jours, s’inscrit dans cette même dynamique d’ouverture stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lomé ne se définit plus uniquement par ses appartenances linguistiques ou historiques, mais par sa capacité à dialoguer avec toutes les puissances anglophones, francophones et au-delà. Cette approche dévoile une vision à long terme : faire du Togo non seulement un pôle de stabilité diplomatique, mais aussi un centre d’influence et d’intermédiation dans la sous-région ouest-africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une influence régionale qui se consolide</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives extérieures contrastent avec certaines analyses pessimistes qui évoquaient un Togo isolé à la suite des tensions sociales de juin et juillet derniers. Les faits récents prouvent le contraire. L’activité diplomatique du président Faure Gnassingbé repositionne le Togo parmi les acteurs qui comptent dans le concert des nations. Plusieurs partenaires internationaux reconnaissent d’ailleurs la fiabilité et la constance de Lomé sur les grandes questions régionales, qu’il s’agisse de sécurité, d’intégration ou de développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voix du Togo pèse aujourd’hui davantage dans les enceintes internationales, et cette crédibilité nouvelle pourrait se traduire, à court terme, par d’importantes retombées économiques et politiques : renforcement de la coopération bilatérale, attractivité accrue pour les investissements étrangers et positionnement stratégique dans la gestion des crises africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une dynamique nationale à consolider</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour que cette diplomatie ambitieuse produise tous ses effets, il importe désormais que l’ensemble des institutions togolaises administration publique, collectivités, représentants diplomatiques s’alignent sur la vision portée par le président du Conseil. L’efficacité extérieure du pays dépendra largement de sa cohérence interne et de la capacité de ses cadres à traduire en actes les orientations présidentielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le Togo avance avec assurance sur le chemin d’une diplomatie affranchie, lucide et inclusive. En misant sur la diversification des partenariats, la recherche de la paix et la valorisation de sa souveraineté, Lomé s’impose progressivement comme une capitale diplomatique respectée, capable de bâtir des ponts entre les nations sans jamais se laisser enfermer dans un camp. Africadev ne s’était donc pas trompé lorsqu’en février 2024, il a sacré Faure Gnassingbé «&nbsp;Champion de paix et Pilier de la Stabilité en Afrique.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adjouavi Domingnon</p>


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		<title>Wadagni à la Marina : Le Boulevard le Plus Large, le Fardeau le Plus Lourd</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 17:49:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand l&#8217;accession au pouvoir sans combat annonce une gouvernance sous haute tension Au Bénin, l&#8217;histoire politique&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand l&rsquo;accession au pouvoir sans combat annonce une gouvernance sous haute tension</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Bénin, l&rsquo;histoire politique s&rsquo;écrit désormais dans l&rsquo;inédit et le paradoxe. Romuald Wadagni, candidat désigné par consensus de la majorité présidentielle, s&rsquo;achemine vers la Marina sans rencontrer le moindre obstacle visible. Pas de primaires disputées, pas de débat contradictoire, pas d&rsquo;adversaire crédible. Le chemin a été méthodiquement déblayé, les ambitions concurrentes systématiquement réprimées, les velléités d&rsquo;opposition atomisées. Mais cette victoire annoncée, aussi confortable soit-elle, cache une réalité bien plus complexe : Wadagni héritera peut-être du pouvoir le plus facilement de l&rsquo;histoire béninoise moderne, mais sa tâche s&rsquo;annonce infiniment plus ardue que sa prise de fonction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>L&rsquo;élimination méthodique de toute concurrence</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa désignation, le boulevard présidentiel de Wadagni ne cesse de s&rsquo;élargir. Avant même que son nom ne soit officiellement prononcé par les deux partis de la majorité (Bloc Républicain et Union Progressiste Le Renouveau), toute ambition politique affichée dans tous les camps avait été méthodiquement étouffée. La machine politique mise en place sous Patrice Talon ne tolère aucune déviation, aucune dissidence, aucune alternative visible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le duo Agbodjo-Lodjou, principale chance de l&rsquo;opposition incarnée par le parti Les Démocrates, a été purement et simplement éliminé du scrutin après le retrait stratégique du 28ème parrainage par le député Michel Sodjinou. Un seul homme, une seule signature, et l&rsquo;alternance s&rsquo;est évaporée. Mais l&rsquo;opposition n&rsquo;a pas seulement été écartée de la compétition électorale, elle a littéralement implosé de l&rsquo;intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;abord, Maître Rénauld Agbodjo, candidat des Démocrates, a annoncé son retrait de la scène politique « pour un temps », selon ses propres termes. Puis, dans la même journée, une avalanche de démissions a frappé le parti, sans consultation aucune de la base militante. Ce spectacle d&rsquo;effondrement a révélé au grand jour le mépris et la désinvolture des politiciens à l&rsquo;égard de leurs militants, abandonnés à leur sort sans explication ni perspective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : plus rien ne se dresse face à Wadagni. Le boulevard est désormais un véritable six-voies sans péage. Si Dieu lui prête vie, ce que nous souhaitons à tous. Romuald Wadagni sera le prochain président du Bénin. Une certitude mathématique, politique et presque métaphysique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Un président élu dans des conditions inédites</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Patrice Talon, tout est nouveau, plus rien n&rsquo;est comme avant. Pour la toute première fois dans l&rsquo;histoire du Bénin démocratique, un chef d&rsquo;État sera élu dans des conditions aussi étranges : sans opposition structurée, sans débat d&rsquo;idées, sans tension électorale. L&rsquo;élection présidentielle de 2026 ressemblera davantage à un référendum à choix unique qu&rsquo;à une compétition démocratique classique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation, aussi confortable soit-elle pour le candidat de la majorité, pose une question fondamentale : <strong>comment gouverner légitimement quand on a accédé au pouvoir sans l&rsquo;avoir conquis ?</strong> Car si la victoire électorale de Wadagni ne fait aucun doute, sa <strong>légitimité politique</strong> demeure sa denrée la plus rare, son talon d&rsquo;Achille, son défi existentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un président élu avec 80% des voix sans doute dès le premier tour mais dans une élection où la moitié de l&rsquo;opposition a été empêchée de concourir, où l&rsquo;autre moitié a implosé, et où l&rsquo;abstention risque de battre des records, pourrait-il prétendre incarner la volonté du peuple béninois ? Cette fragilité originelle pèsera lourdement sur chacune de ses décisions, chacune de ses réformes, chacune de ses tentatives de rassemblement national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Le poids de l&rsquo;ombre : gouverner sous le regard du mentor</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la question de la légitimité n&rsquo;est que la première d&rsquo;une longue série de défis qui attendent le futur locataire de la Marina. Comment Romuald Wadagni gérera-t-il les <strong>injonctions et les ordres de son mentor</strong>, Patrice Talon, qui ne cache pas son intention de continuer à peser sur les affaires de l&rsquo;État depuis les coulisses ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme qui a façonné le système, neutralisé les contre-pouvoirs, redessiné le paysage politique béninois et imposé un style de gouvernance ultra-centralisé ne s&rsquo;effacera pas du jour au lendemain. Il observera, conseillera, orientera, et probablement exigera. Wadagni devra naviguer entre l&rsquo;affirmation de sa propre autorité présidentielle et la fidélité due à celui qui lui a ouvert les portes du pouvoir. Un exercice d&rsquo;équilibriste périlleux, source potentielle de tensions, de malentendus et de crises internes à la majorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>La gestion des alliances : un casse-tête politique</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre défi majeur : comment gérer les <strong>anciens et les nouveaux alliés</strong> ? Ceux qui ont accompagné Patrice Talon depuis 2016 estimeront avoir des droits acquis sur le nouveau régime. Ils attendront reconnaissance, postes, prébendes et influence. Les nouveaux ralliés, opportunistes de la dernière heure attirée par l&rsquo;odeur du pouvoir facile, chercheront à se positionner rapidement pour capter leur part du gâteau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les barons historiques du Bloc Républicain, les cadres de l&rsquo;Union Progressiste, les transfuges d&rsquo;autres formations politiques et les technocrates sans étiquette, Wadagni devra composer un équilibre gouvernemental qui satisfasse tout le monde sans mécontenter personne. Mission quasi impossible dans un contexte où les attentes seront démesurées et les frustrations inévitables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Les dossiers brûlants qui l&rsquo;attendent</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des jeux d&rsquo;alliances, Wadagni héritera d&rsquo;un <strong>agenda politique et diplomatique explosif</strong> :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La sécurité nationale</strong> : Le Bénin fait face à une menace terroriste croissante dans le septentrion, avec des incursions régulières de groupes armés. La sécurisation des frontières, la professionnalisation des forces de défense et la coopération sécuritaire régionale exigeront des investissements massifs et une stratégie cohérente à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La diplomatie régionale et les relations avec l&rsquo;AES</strong> : Les tensions avec l&rsquo;Alliance des États du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) constituent l&rsquo;un des héritages les plus empoisonnés du mandat Talon. Comment normaliser ces relations sans paraître capituler ? Comment rétablir la confiance sans renier les positions précédentes ? Comment préserver les intérêts économiques béninois (transit, commerce transfrontalier) tout en affirmant une posture diplomatique souveraine ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La question des droits de l&rsquo;homme et des libertés</strong> : Les prisonniers politiques, les exilés, les opposants réduits au silence attendent des signaux forts. Wadagni osera-t-il ouvrir une page de réconciliation nationale ou poursuivra-t-il la ligne dure héritée de Talon ? La communauté internationale, les organisations de défense des droits humains et une partie de l&rsquo;opinion publique béninoise scruteront ses premiers actes avec attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La cohésion nationale</strong> : Un pays fracturé entre une majorité triomphante et une opposition inexistante ou exilée ne constitue pas un socle sain pour la gouvernance. Comment reconstruire le dialogue politique ? Comment redonner confiance aux citoyens dans les institutions démocratiques ? Comment éviter que le Bénin ne bascule dans un système de parti unique de fait, étouffant progressivement tout pluralisme ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Un économiste face aux turbulences politiques</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Romuald Wadagni est un économiste brillant, un technocrate reconnu pour ses compétences en gestion des finances publiques et en réformes structurelles. Mais <strong>gérer le pouvoir d&rsquo;État exige bien plus que des compétences techniques</strong>. Il lui faudra de l&rsquo;intuition politique, du sens de la négociation, de la capacité à rassembler, du courage pour s&rsquo;émanciper quand il le faut, et de la sagesse pour composer quand c&rsquo;est nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Béninois ne lui pardonneront pas de n&rsquo;être qu&rsquo;un exécutant docile, un président fantoche télécommandé depuis les coulisses. Ils attendent un leader capable de tracer sa propre voie, de défendre l&rsquo;intérêt national au-delà des intérêts de clan, et de restaurer la fierté démocratique d&rsquo;un pays qui se proclamait jadis « quartier latin de l&rsquo;Afrique ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Le paradoxe de la facilité</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout porte à croire que Romuald Wadagni héritera du pouvoir de la manière la plus facile qui soit dans l&rsquo;histoire politique béninoise moderne. Aucun combat électoral, aucune primaire disputée, aucun adversaire sérieux, aucun suspense. Mais ce boulevard dégagé cache un piège redoutable : <strong>la tâche qui l&rsquo;attend sera infiniment plus difficile que sa prise de pouvoir</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gouverner un pays divisé, restaurer la légitimité d&rsquo;institutions affaiblies, gérer l&rsquo;ombre omniprésente d&rsquo;un mentor tout-puissant, naviguer dans un environnement régional hostile, répondre aux attentes sociales immenses tout en poursuivant des réformes impopulaires, et incarner une autorité présidentielle crédible malgré des conditions d&rsquo;élection contestables, voilà le véritable défi qui attend le futur président Wadagni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bénin s&rsquo;apprête à vivre une expérience politique inédite : un président élu sans combat mais contraint de se battre chaque jour pour justifier sa légitimité et son autorité. L&rsquo;histoire jugera si la facilité de l&rsquo;accession compensera la difficulté de l&rsquo;exercice du pouvoir. Une chose est certaine : la Marina n&rsquo;a jamais été aussi accessible et, paradoxalement, jamais aussi inconfortable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adjouavi Domingnon</p>
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		<title>France, Empire épuisé : le vide laissé par l’AES révèle sa fracture et la victoire sans coup férir de Poutine !</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 16:23:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  &#160;Depuis plusieurs mois, la France, jadis symbole de «&#160;rayonnement international&#160;», traverse une crise politique et&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong> </strong></p>





<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Depuis plusieurs mois, la France, jadis symbole de «&nbsp;rayonnement international&nbsp;», traverse une crise politique et sociale inédite. <strong>Emmanuel Macron</strong>, réélu à la présidence mais minoritaire à l’Assemblée nationale depuis les dernières législatives, campe sur une verticalité que le pays ne supporte plus. Alors que la rue explose, manifeste, hurle sa défiance, l’Élysée semble sourd au verdict des urnes, brouillé avec la réalité démocratique, incapable de bâtir un gouvernement stable ou de faire passer un budget crédible. Les Premiers ministres s’enchaînent, mais aucun ne tient la barre. <strong>L’hypothèse d’une démission présidentielle, évoquée sur les plateaux télévisés, devient la seule issue crédible à une situation qui, à bien des égards, dépasse déjà la crise institutionnelle pour impacter la crédibilité lointaine de la patrie des Lumières.</strong></p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>La tragédie silencieuse française.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2024, une révolution silencieuse a bouleversé la donne économique : l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Niger, le Burkina Faso et le Mali, a repris le contrôle de ses ressources minières, autrefois exploitées par les grandes entreprises françaises et occidentales. <strong>La perte de ces rentes et l’accès désormais très restreint à l’or, l’uranium, la bauxite et d’autres minerais stratégiques ont privé la France d’un “poumon” financier crucial.</strong> Sans la manne sahélo-saharienne, l’Hexagone, déjà fragilisé, apparaît au grand jour dans sa nudité économique : déficit chronique, dette galopante, inflation, la fausse grande puissance (la France) affiche des signes de déliquescence budgétaire sans précédent.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>La chute libre des dernières années s’explique aussi par cette séparation brutale d’avec l’Afrique</strong>. La France moderne, au-delà du mythe, <strong>a longtemps vécu à crédit symbolique et financier sur le dos de ses anciennes colonies.</strong> Aujourd’hui, le divorce est consommé, et avec lui, un modèle de domination qui, dans l’effondrement, révèle brutalement ses propres faiblesses. <strong>Au Sahel, la souveraineté retrouvée suscite l’admiration, et le contraste, pour Paris, est sans appel : tant que Paris pillait, tout allait, plus ou moins. Désormais, au Sahel, c’est la fierté locale qui tient le haut du pavé ; à Paris, c’est la débâcle qui s’affiche sur tous les fronts.</strong></p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce chaos nourrit le discours du Kremlin.</strong> <strong>Vladimir Poutine</strong>, en maître du jeu, observe, commente, s’en amuse même. <strong>Si la Russie, malgré la guerre, affiche une stabilité sociale et économique, la France, elle, chancelle sous le poids de l’impuissance institutionnelle, de la division, du manque de ressources.</strong> Comment, dans ces conditions, Paris pourrait-il encore prétendre sauver l’Ukraine ? À Moscou, la réponse est claire : cette Europe-là, empêtrée dans ses contradictions, ne pourra plus compter sur la France pour porter un projet de défense commune et encore moins jouer les gendarmes du monde ou les sauveurs de Kiev.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 2025, la France vit à crédit sur tous les plans.</strong> Sur le plan écologique, le “jour du dépassement” est tombé le 19 avril : si toute l’humanité vivait comme les Français, il faudrait près de trois planètes pour subvenir aux besoins de la population. Sur le plan politique, Macron n’écoute pas, ne négocie pas, ne gouverne plus, alors même que les crises s’enchaînent : énergie, climat, sécurité, industrie. <strong>Sur le plan international, la France, amputée de ses ressources africaines, n’inspire plus le respect ; elle inspire la pitié de ses anciens alliés et la moquerie de ses adversaires.</strong><a></a></p>





<p class="wp-block-paragraph">La leçon est tragique : la France ne fait plus illusion. Ni en Afrique, où elle a vu les portes se refermer, ni en Europe, où elle est incapable de peser, ni chez ses citoyens, qui attendent une démission salvatrice. Poutine, de son côté, peut souffler : le pays qui rêvait d’être le chef de file de l’Europe apparaît désormais comme son maillon faible, incapable de se sauver lui-même, a fortiori de sauver l’Ukraine.</p>





<p class="wp-block-paragraph">Cette débâcle, c’est l’aboutissement d’un modèle à bout de souffle, d’une diplomatie coloniale obsolète, d’une démocratie fatiguée, d’un État qui ne sait plus gouverner. Si la France veut retrouver sa place, elle devra chercher à se restaurer et négocier d’égale à égale et avec respect au le Sahel, mais aussi à réinventer son modèle de gouvernance et sa politique en Afrique qui intègre la souveraineté des pays africains. Macron devra aussi écouter la rue, renouer avec la sobriété, la compétence, le dialogue, la responsabilité. Sans cela, Paris, ex-empire, n’offrira plus que le spectacle de son propre effondrement et Poutine, désormais, peut jouer tranquillement son grand jeu, sans craindre l’ombre portée de la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nourdeen Didier ALOHOU</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Expert en transformation sociale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>DG AFRICADEV</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>LOME<br><br></strong><strong></strong></p>
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