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	<title>AfricADev</title>
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	<description>Afrique Action Développement</description>
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	<title>AfricADev</title>
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		<title>NiGER</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 18:14:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
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		<category><![CDATA[Actualités Africaines]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ali Mahaman Lamine Zeine : Un pilier important de la résilience nigérienne Seul Premier Ministre maintenu en&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Ali Mahaman Lamine Zeine : Un pilier important de la résilience nigérienne</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seul Premier Ministre maintenu en poste dans les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) depuis l’arrivée au pouvoir des Chefs d’Etats des pays membres, Ali Mahaman Lamine Zeine incarne, au Niger, le visage d’un projet de souveraineté économique et politique entamé il y a plus de deux décennies mais interrompu en 2010. Nommé le 7 août 2023 par le Président Abdourahamane TIANI, il est toujours à la tête du gouvernement, tandis que le Mali et le Burkina Faso ont, eux, changé de Premier ministre en cours de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un technocrate du sérail, rodé aux pièges de la finance internationale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Économiste de formation, Ali Mahaman Lamine Zeine est un pur produit de l’administration nigérienne et des institutions financières internationales. Entré au ministère de l’Économie et des Finances en 1991, il gravit rapidement les échelons avant d’être nommé <strong>ministre des Finances sous le président Mamadou Tandja</strong>, poste qu’il occupe jusqu’au coup d’État de 2010. Il fut également représentant <strong>résident de la Banque africaine de développement (BAD)</strong> dans plusieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce parcours fait de lui un homme qui connaît les arcanes des budgets, de la dette et des conditionnalités des bailleurs. Habitué aux négociations avec le <strong>Fonds monétaire international (FMI)</strong>, la <strong>Banque mondiale</strong> et la <strong>BAD</strong>, il a appris à manœuvrer dans ce qu’on peut qualifier de « pièges des institutions de Bretton Woods » : conditionnalités malveillantes, surveillance budgétaire, réformes structurelles imposées etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément cette expertise qui explique, en partie, sa longévité. Dans un contexte de sanctions économiques et financières sans précédent imposées par la <strong>CEDEAO</strong> et l’<strong>UEMOA</strong> après le 26 juillet 2023, le Niger avait besoin d’un gestionnaire capable de tenir les comptes de l’État, de garantir le paiement des salaires, des bourses et des prestations sociales, et de négocier de nouveaux appuis financiers en dehors des circuits traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous sa supervision, Niamey a conclu avec le FMI une <strong>septième revue du programme FEC</strong> et obtenu une prolongation d’un an du programme économique, tout en demandant une assistance technique pour renforcer la gouvernance, notamment dans le secteur pétrolier. Ces accords ont permis au pays de maintenir une croissance économique soutenue (plus de 8% en 2024 selon le FMI) malgré l’embargo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un engagement souverainiste ancien, hérité de l’ère Tandja</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, réduire la longévité de Lamine Zeine à ses seules compétences technocratiques serait une erreur. Son maintien s’explique aussi par un <strong>engagement politique et idéologique de longue date</strong> en faveur de la souveraineté économique et politique du Niger, un engagement qui remonte à son passage au gouvernement sous Mamadou Tandja.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les années 2000, sous Tandja, le discours officiel nigérien évoquait déjà les risques de <strong>« recolonisation »</strong> par la dette et les conditionnalités des bailleurs, et appelait à un refus des ingérences extérieures dans les choix de développement du pays. Lamine Zeine, alors ministre des Finances, est l’un des artisans des réformes visant à renforcer la souveraineté budgétaire et fiscale du Niger, ainsi que de la révision du <strong>code minier</strong> pour mieux contrôler les ressources stratégiques (uranium, pétrole, or)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il porte également, à cette époque, une vision du développement centrée sur l’<strong>agriculture</strong> comme fer de lance de la croissance, avec des programmes de modernisation du monde rural, de sécurisation foncière et de transformation locale des productions. Cette orientation tranche avec les modèles d’ajustement structurel qui privilégiaient souvent les secteurs extractifs au détriment de l’économie paysanne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand le général Tiani fait appel à lui au lendemain du 26 juillet 2023, il ne choisit donc pas seulement un gestionnaire compétent : il choisit un homme dont le parcours et les convictions épousent le projet de <strong>« refondation souverainiste »</strong> porté par le CNSP. Dans un contexte de tensions extrêmes avec les impérialistes et la CEDEAO, le Président Tiani avait besoin d’un Premier ministre capable de tenir tête aux pressions extérieures tout en garantissant la stabilité intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un pilote de la résistance aux sanctions et de la refondation économique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès sa nomination, Lamine Zeine assume pleinement ce double rôle. Dans une interview accordée en août 2023, il déclare que les sanctions imposées au Niger constituent un « défi injuste », mais qu’elles peuvent être « surmontées » grâce à la résilience des populations et à une gestion rigoureuse des ressources. Un an plus tard, lors du premier anniversaire du CNSP, il dresse un bilan positif de l’action gouvernementale, soulignant que le Niger a réussi à gérer la sécurité, le paiement des salaires et des bourses, et l’approvisionnement en denrées de base, « sans aide extérieure » et « en dépit des sanctions de la CEDEAO »</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre 2025 puis en septembre 2026, &nbsp;l’engagement sans faille du Premier Ministre Ali Mahaman Lamine Zeine en faveur de la lutte anti impérialiste &nbsp;s’est fait remarquer davantage &nbsp;par des phrases devenues célèbres qu’il a martelées : « Notre Sahel est en guerre de libération contre une conspiration visant sa recolonisation » ; « Ce que d’aucuns appellent terrorisme dans notre région est une ingénierie cynique de recolonisation habillée des oripeaux de l’extrémisme, mais dont la motivation réelle se trouve dans la convoitise d’importantes ressources qu’Allah a mises dans nos sous‑sols » ; « La souveraineté de nos États n’est pas négociable, nos ressources appartiennent à nos peuples, notre avenir ne se décidera plus ailleurs » ; et encore : « Un peuple qui a décidé d’être libre ne peut être recolonisé ni par la peur, ni par la ruse, ni même par la violence sauvage ».Ces phrases, prononcées devant la communauté internationale, confirment que sa longévité ne tient pas seulement à sa maîtrise des dossiers budgétaires et de la dette, mais aussi à un engagement idéologique clair : faire du Niger, et plus largement du Sahel de l’AES, un espace de souveraineté politique, économique et stratégique, affranchi des tutelles extérieures et des anciennes puissances coloniales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adjouavi Domingnon</p>
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		<title>Niger campagne agropastorale 2025‑2026 :</title>
		<link>https://africadev.net/niger-campagne-agropastorale-2025-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 03:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
		<category><![CDATA[#AES]]></category>
		<category><![CDATA[#Sahel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Ministre de l&#8217;Agriculture et de l&#8217;Élevage, Mahaman Elhadj Ousmane en mission de suivi sur terrain&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Ministre de l&rsquo;Agriculture et de l&rsquo;Élevage, Mahaman Elhadj Ousmane en mission de suivi sur terrain</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début du mois d&rsquo;août 2026, le Ministre de l&rsquo;Agriculture et de l&rsquo;Élevage, Mahaman Elhadj Ousmane, conduit une vaste mission de suivi de la campagne agropastorale 2025‑2026. Accompagné d&rsquo;une forte délégation ministérielle, il a déjà parcouru plusieurs régions&nbsp;: &nbsp;Dosso, Maradi, Zinder et Agadez et sa mission se poursuit sur l’ensemble du territoire national. La première étape de la tournée, dans la région de Dosso, s&rsquo;est achevée à Sargagui (département de Loga), où la délégation a été reçue par le gouverneur, le colonel‑major Bana Alhassane.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Objectifs&nbsp;:</strong><br>L&rsquo;objectif &nbsp;de la mission est triple : apprécier sur le terrain l&rsquo;évolution de la campagne agropastorale, sensibiliser les producteurs aux enjeux actuels et recueillir leurs attentes. Le format de la visite mêle rencontres urbaines et rurales villes, villages, hameaux, périmètres irrigués, champs et pôles pastoraux, permettant une lecture fine de la mise en œuvre de la politique de souveraineté alimentaire portée par le chef de l’Etat Général Abdourahamane Tiani et mise en application par le Ministre de l&rsquo;Agriculture et de l&rsquo;Élevage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des intrants disponibles, et une adhésion populaire constatée</strong><br>Selon les observations sur le terrain, l&rsquo;État a honoré ses engagements en matière de fourniture d&rsquo;intrants agricoles et animaliers pour la campagne 2025‑2026.&nbsp; Plusieurs milliers de tonnes d&rsquo;engrais et de semences certifiées ont été distribuées via les circuits étatiques et les partenaires locaux. Les vaccins et produits vétérinaires destinés aux cheptels ont, pour leur part, été dispatchés dans les principaux pôles pastoraux visités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, le constat dressé par la délégation est concordant : agriculteurs et éleveurs témoignent d&rsquo;une disponibilité effective d&rsquo;intrants et d&rsquo;une mobilisation collective. Le ministre a souligné que « l&rsquo;État a joué sa partition, et les producteurs la leur », ce qui explique l’effectivité d’une campagne dont les effets positifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Impacts&nbsp;:</strong><br>La synergie entre soutien public et mobilisation des producteurs se traduit, &nbsp;par une hausse de l&rsquo;offre nationale. Les marchés locaux affichent désormais une disponibilité accrue de produits « made in Niger » à des prix compétitifs et les témoignages sur les marchés montrent que des commerçants de pays voisins viennent s&rsquo;approvisionner au Niger, signe d&rsquo;un rééquilibrage des flux commerciaux régionaux et d&rsquo;une compétitivité retrouvée sur les denrées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En élevage, la vaccination de masse et la distribution d&rsquo;intrants ont permis d&rsquo;améliorer l&rsquo;état sanitaire des troupeaux, réduisant les risques de pertes et contribuant à la sécurité alimentaire et au revenu des ménages pastoraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le rôle prépondérant des femmes</strong><br>Partout où la délégation est passée, la délégation&nbsp; et le Ministre ont été frappés par l&rsquo;engagement des femmes en matière de production agricole et de transformation. Leur contribution constitue un levier déterminant pour atteindre la souveraineté alimentaire, notamment à travers les activités de maraîchage, de petite transformation et de commercialisation locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Progrès et défis persistants</strong><br>les avancées sont palpables, mais le ministre &nbsp;rappelle que des défis importants subsistent. Les priorités identifiées sont :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La production locale d&rsquo;intrants (engrais, aliments bétail, semences) pour réduire la dépendance aux importations ;</li>



<li>La mécanisation agricole, nécessaire pour augmenter les rendements et réduire la pénibilité du travail ;</li>



<li>L’installation d&rsquo;unités industrielles de conservation et de transformation afin de limiter les pertes post‑récolte et ajouter de la valeur aux productions locales.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces leviers , selon le ministère, sont essentiels pour consolider les gains actuels et assurer une souveraineté alimentaire durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contexte politique et continuité stratégique</strong><br>Depuis l&rsquo;avènement du CNSP le 23 juillet 2023, le Niger a décidé la souveraineté alimentaire comme priorité nationale. Cette orientation, pilotée par le chef de l&rsquo;État Abdourahamane Tiani et déclinée par le Ministère de l&rsquo;Agriculture et de l&rsquo;Élevage, génère déjà des fruits palpables. Les visites de terrain du ministre servent à la fois de contrôle de l&rsquo;exécution des politiques publiques et de point de contact pour ajuster les interventions en fonction des réalités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mission a pu constater l’effectivité de la distribution de plusieurs milliers de tonnes d&rsquo;engrais et de semences, vaccination de dizaines de milliers d&rsquo;animaux dans les régions visitées, et l’augmentation observée des volumes commercialisés sur les marchés régionaux de l&rsquo;ordre de 10 à 15% sur certains produits par rapport à la campagne précédente. Ces taux attestent d’une dynamique favorable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>&nbsp;La campagne agropastorale 2025‑2026 affiche des signes encourageants : disponibilité d&rsquo;intrants, mobilisation populaire et premiers effets positifs sur l&rsquo;offre nationale et les marchés régionaux. Toutefois, la consolidation de ces progrès dépendra de la capacité de l&rsquo;État à accélérer la production d&rsquo;intrants locaux, à promouvoir la mécanisation et à développer des capacités industrielles de transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rédaction</p>
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		<item>
		<title>Bénin–Nigeria : Wadagni mise sur la diplomatie économique et l’attractivité du secteur privé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 18:52:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
		<category><![CDATA[#CEDEAO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’audience accordée par le président Romuald Wadagni à l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote au Palais de&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’audience accordée par le président Romuald Wadagni à l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote au Palais de la Marina ce 28 Juillet 2026 n’est pas un simple fait de courtoisie diplomatique. Elle s’inscrit dans une logique de politique économique révélatrice d’une ligne claire : faire de la coopération régionale un levier de croissance, de mobilisation des ressources et d’intégration des marchés.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette visite du plus puissant industriel du continent intervient quelques jours seulement après celle du vice-président de la République fédérale du Nigéria, Kashim Shettima, reçu au Bénin dans le cadre d’une visite de travail marquée par des échanges sur les investissements, l’industrialisation et les opportunités de partenariat.&nbsp; Cette dynamique a déjà été renforcée par le Bénin-Nigeria Business Forum 2026 et par un protocole d’accord entre l’APIEx et la NIPC, destiné à fluidifier les investissements bilatéraux.<a></a><a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une séquence diplomatique très parlante</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage du vice-président nigérian, représentant l’État fédéral, a envoyé un signal politique fort : Cotonou veut approfondir sa coopération avec Abuja, non seulement sur le plan institutionnel, mais aussi sur les plans économique, industriel et énergétique. Dans cette logique, la venue d’Aliko Dangote apparaît comme le prolongement naturel d’une diplomatie d’ouverture tournée vers le secteur privé nigérian, l’un des plus dynamiques du continent.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est clair : le Bénin ne veut plus seulement entretenir des relations de voisinage, il veut structurer un partenariat stratégique avec le géant nigérian, première puissance économique de l’Afrique de l’Ouest et marché majeur pour les produits et services béninois. Cette orientation confirme la volonté du président béninois de donner davantage de contenu au marché commun africain et aux échanges intra-africains.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>La coopération régionale comme moteur</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Romuald Wadagni inscrit son action dans une logique de diplomatie économique assumée, où les relations régionales deviennent un instrument de croissance et d’attractivité. À travers cet approfondissement de la coopération avec le Nigeria, le Bénin cherche à multiplier les canaux de coopération, à attirer des capitaux privés et à créer des chaînes de valeur capables de soutenir l’industrialisation nationale.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie tranche avec les lenteurs observées du côté du voisin nigérien avec lequel la reprise de la coopération semble avoir du plomb dans l’aile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le Nigeria constitue à la fois un voisin stratégique, un marché immense et une source d’investissements potentiels pour des secteurs clés de l’économie béninoise<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui concerne Aliko Dangote, les attentes sont fortes, notamment dans le domaine de l’énergie, un secteur où ses capacités d’investissement et son poids industriel sont largement reconnus. Même si aucun engagement officiel détaillé n’a encore été publié au sujet de cette audience, la rencontre nourrit de sérieuses anticipations sur de futurs projets structurants.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Adjouavi Domingnon</p>
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			</item>
		<item>
		<title>BOAD–Niger : une audience à forte portée stratégique autour des priorités nationales</title>
		<link>https://africadev.net/boad-niger-une-audience-a-forte-portee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 16:35:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
		<category><![CDATA[#AES]]></category>
		<category><![CDATA[#Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;C’est une audience placée sous le signe du dialogue stratégique et de la consolidation des partenariats&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;&nbsp;C’est une audience placée sous le signe du dialogue stratégique et de la consolidation des partenariats au service du développement. La rencontre de ce mardi 28 Juillet 2026 entre Le Général abdourahamane Tchiani, Président de la république du Niger, et Monsieur Serge Ekoué Président de la BOAD s’inscrit dans un contexte régional exigeant, a confirmé la volonté partagée de maintenir le cap des investissements structurants au Niger, au bénéfice des populations et de la souveraineté nationale.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des échanges, le Président de la BOAD a présenté un état des lieux de l’actualité de l’institution bancaire sous-régionale, avant de dialoguer avec le Chef de l’État nigérien sur les grands axes de la politique gouvernementale. Les discussions ont porté sur quatre secteurs jugés prioritaires pour l’avenir du pays : la sécurité alimentaire, l’énergie, l’agriculture et les infrastructures, autant de leviers essentiels à la transformation économique et sociale du Niger.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>L’énergie, priorité stratégique</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur de l’énergie a occupé une place centrale dans l’audience. Qualifié par le Chef de l’État nigérien de « secteur des secteurs », il constitue un enjeu majeur de souveraineté, de stabilité et de relance économique. Les deux parties ont réaffirmé leur détermination à aller jusqu’au bout des projets en cours, avec l’ambition d’accélérer l’accès à l’électricité, de sécuriser les investissements et de soutenir durablement l’activité productive.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions se sont également articulées autour du Programme de la Refondation de la République 2025-2029, cadre de référence des réformes et des priorités nationales. À l’issue de l’audience, l’engagement a été réaffirmé de poursuivre l’accompagnement de la République du Niger dans ses projets de développement, dans une logique d’impact, de continuité et de résultats.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une BOAD plus offensive sous Serge Ekoué</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette audience vient confirmer une dynamique déjà perceptible depuis l’arrivée de Serge Ekoué à la tête de la BOAD en Août 2020. Depuis sa prise de fonction, l’institution a engagé une transformation profonde, structurée autour d’une stratégie plus ambitieuse et davantage tournée vers les secteurs à fort effet amplificateur : agriculture et sécurité alimentaire, énergies renouvelables, infrastructures de base, santé, éducation et habitat social<a></a> etc…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats parlent d’eux-mêmes. Dans le cadre du plan stratégique Djoliba 2021-2025, la BOAD s’était fixé un objectif initial de 3 300 milliards FCFA de financements. À l’issue de cette période, la Banque s’est engagée à hauteur de 3 762,3 milliards FCFA de financements cumulés, soit plus de 112% de l’objectif initial. Son total de bilan a passé la barre de 5 363,5 milliards FCFA, confirmant la solidité de l’institution et sa capacité à soutenir une montée en puissance durable.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, la BOAD a franchi un nouveau cap en approuvant 64 projets pour un montant total de 935,8 milliards FCFA, avec des interventions concentrées notamment sur l’énergie, les transports, la production agricole et la sécurité alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Un engagement renforcé auprès de l’AES</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la présidence de Serge Ekoué, la BOAD a aussi affiché une présence plus affirmée auprès des États de l’AES, malgré un contexte régional marqué par des tensions politiques et institutionnelles. Loin de se détourner des besoins réels des pays membres, la Banque a maintenu son cap sur les projets de développement, avec un accent particulier sur l’énergie, la résilience face aux changements climatiques, la prévention des catastrophes, les infrastructures, l’agriculture et la résilience des économies.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Niger, plusieurs opérations illustrent cet engagement constant. La BOAD a notamment soutenu la restauration de la liquidité du système bancaire nigérien à hauteur de 50 milliards FCFA, ainsi que des projets structurants dans les secteurs agricoles, énergétiques et routiers. <a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus largement, le Conseil d’administration de la BOAD a approuvé, en mars 2025, des financements incluant un soutien au système bancaire au Niger, des opérations dans l’énergie, ainsi que des interventions dans l’agro-industrie et les infrastructures. Cette orientation confirme que la Banque demeure avant tout une institution de financement du développement, attentive aux besoins concrets des États membres.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une banque résolument tournée vers l’impact</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La trajectoire impulsée par Serge Ekoué montre une BOAD davantage offensive, mieux capitalisée et plus visible sur les grands dossiers de transformation régionale. La Banque a également réussi des opérations majeures de mobilisation de ressources, dont une émission hybride durable de 500 millions USD en février 2025 et une émission obligataire record de 1 milliard d’euros sur 15 ans en octobre 2025, traduisant la confiance renouvelée des marchés dans la signature BOAD.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de cette dynamique, l’audience accordée au Président de la BOAD par le Chef de l’État nigérien apparaît bien plus qu’une rencontre de courtoisie diplomatique. Elle consacre une convergence de vision entre une institution régionale de financement en pleine montée en puissance et un État résolu à faire de l’énergie, de l’agriculture, des infrastructures et de la sécurité alimentaire les piliers de sa refondation<a></a><a></a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nourdeen Didier ALOHOU</p>



<p class="wp-block-paragraph">DG AFRICADEV, Consultant Média et Expert CCS</p>
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		<title>Nassirou Bako‑Arifari : un universitaire‑diplomate pour recentrer la CEDEAO sur sa mission originelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 10:28:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;Dans un moment charnière de son histoire, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dans un moment charnière de son histoire, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vient de confier l’un de ses portefeuilles les plus sensibles à un profil qui allie rigueur académique et expérience diplomatique de haut niveau. Le Professeur béninois <strong>Nassirou Bako</strong><strong>‑</strong><strong>Arifari</strong>, ancien Chef de la diplomatie béninoise et polyglotte a été officiellement nommé <strong>Commissaire chargé du Développement humain et des Affaires sociales</strong> de la Commission de la CEDEAO pour le mandat <strong>2026</strong><strong>‑</strong><strong>2030</strong>, lors du <strong>69ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement</strong> tenu le 19 juillet à Freetown (Sierra Leone).<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette nomination très technique, se dessine un choix politique évident : placer à la tête des politiques sociales régionales un homme connu pour son attachement à la formation, à la recherche et à la gouvernance responsable, dans une organisation aujourd’hui sommée de se refonderpour revenir à sa vocation première à savoir l’intégration économique, le développement inclusif et la cohésion sociale.<a></a><a></a></p>





<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>&nbsp;Un mandat stratégique</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Le département du Professeur Nassirou Arifari Bako est au cœur de la légitimité populaire de la CEDEAO. Il pilote les politiques communautaires dans des domaines aussi vitaux que la <strong>santé</strong>, l’<strong>éducation</strong>, l’<strong>emploi</strong>, la <strong>protection sociale</strong>, le <strong>genre</strong>, la <strong>jeunesse</strong>, la <strong>culture</strong> et les <strong>questions humanitaires</strong>.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, c’est par ce portefeuille que la CEDEAO peut démontrer, programmes concrets à l’appui, qu’elle n’est pas seulement une arène diplomatique, mais une institution tangible d’amélioration des conditions de vie des populations ouest‑africaines.</p>





<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une nomination à l’heure où la CEDEAO doit se refonder</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, la CEDEAO est l’objet de critiques récurrentes : accusée de s’être éloignée de sa mission fondatrice, perçue comme trop focalisée sur la gestion des crises politiques, parfois jugée déconnectée des préoccupations quotidiennes des populations. La tension avec les pays de l’<strong>Alliance des États du Sahel (AES)</strong> Mali, Burkina, Niger a encore accentué ce sentiment d’une organisation en quête de sens.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la nomination de Nassirou Bako‑Arifari doit être lue comme un signal deréorientation. En confiant le Développement humain et les Affaires sociales à un profil aussi crédible sur le plan intellectuel et diplomatique, les chefs d’État semblent indiquer qu’ils souhaitent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Replacer les populations au centre du projet communautaire, à travers des programmes visibles en matière de santé, d’éducation, de protection sociale et d’emploi des jeunes.</li>



<li>Redonner de la substance à l’intégration régionale, en montrant qu’elle produira des bénéfices concrets pour les citoyens.</li>



<li>Rétablir un dialogue social régional capable d’apaiser les tensions et de recréer de la confiance entre États membres.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’universitaire de haut rang arrive avec une légitimité qui lui permet de parler à la fois aux gouvernements, aux parlements, aux partenaires techniques et financiers, mais aussi à la société civile et aux jeunes, souvent désillusionnés par les discours institutionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Un atout pour Diomaye Faye et Biram Diop dans la tâche de réconciliation régionale</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nouvelle configuration de la <strong>CEDEAO</strong>, le profil du professeur Nassirou Bako‑Arifari constitue un levier de cohésion sociale régionale. Sa capacité à articuler dialogue politique et politiques sociales concrètes en fait un interlocuteur crédible pour :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Maintenir un canal de dialogue social avec les pays de l’AES, même lorsque les relations politiques sont tendues.</li>



<li>Construire des programmes communs (santé transfrontalière, éducation, gestion des migrations, réponse aux crises humanitaires) qui maintiennent des liens fonctionnels entre espaces communautaires.</li>



<li>Donner une traduction sociale aux décisions politiques prises au sommet, en montrant que la coopération régionale produit des résultats tangibles pour les populations des deux côtés.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Nourdeen Didier ALOHOU</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dg Africadev ,Analyste politique, &nbsp;Consultant média, Expert CCCS</p>


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		<title>7èm Réunion Ministérielle du PEAA : Corinne Amori Brunet pour un meilleur accès de l’AES aux façades atlantiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 11:07:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[#AES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Corinne Amori Brunet, la Ministre des Affaires Etrangères du Bénin envoyé un signal fort : l’accès à la mer ne doit plus être perçu comme un privilège géographique réservé aux pays littoraux, mais comme un droit économique à organiser par l’intégration régionale, les infrastructures et des procédures plus souples.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cotonou</strong> a accueilli, les 12 et 13 juillet 2026, la 7ᵉ réunion ministérielle du Processus des États africains atlantiques (PEAA), une rencontre de haut niveau qui a confirmé la montée en puissance d’un cadre de coopération désormais qui constitue un levier stratégique pour la sécurité, la connectivité et l’intégration économique du continent. Au terme des 48 heures de travaux, les ministres ont adopté la <strong>Déclaration de Cotonou</strong>, texte qui donne un nouvel élan à cette dynamique atlantique africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre de Cotonou n’a pas seulement été un rendez-vous diplomatique. Elle a surtout servi de tribune à une vision : faire de la façade atlantique africaine un espace de prospérité partagée, ouvert aux pays de l’intérieur du continent, et particulièrement aux États de l’hinterland ainsi qu’aux pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une déclaration à forte portée</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>Déclaration de Cotonou</strong> se distingue d’abord par son orientation très opérationnelle. Elle insiste sur la nécessité de renforcer la sécurité maritime, d’améliorer la fluidité des échanges, de moderniser les corridors logistiques et de structurer des mécanismes de coopération capables de relier plus efficacement les ports atlantiques aux économies continentales enclavées. La déclaration marque une volonté claire : transformer l’Atlantique africain en plateforme économique de résilience sécuritaire et de développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conclusions des travaux vont dans le même sens. Les ministres ont réaffirmé l’urgence &nbsp;&nbsp;&nbsp;d’une coopération plus étroite entre les États riverains de l’Atlantique autour de quatre priorités : la surveillance maritime, la connectivité portuaire et terrestre, la transition énergétique et la lutte contre les pirates maritimes ainsi que les trafics transfrontaliers. En toile de fond, l’enjeu est limpide : faire de l’espace atlantique africain un couloir stratégique au service non seulement des pays côtiers, mais aussi des États sahéliens et enclavés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>L’hinterland au cœur de la nouvelle ambition</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des points les plus marquants de cette réunion réside dans le positionnement des pays de l’hinterland.<strong> Corinne Amori Brunet</strong>, la Ministre des Affaires Etrangères du Bénin envoyé un signal fort : l’accès à la mer ne doit plus être perçu comme un privilège géographique réservé aux pays littoraux, mais comme un droit économique à organiser par l’intégration régionale, les infrastructures et des procédures plus souples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette logique, le PEAA entend favoriser une meilleure articulation entre les ports atlantiques et les pays de l’intérieur. Cela suppose des corridors plus compétitifs, des chaînes logistiques plus rapides, des guichets douaniers modernisés et une coopération technique renforcée entre administrations portuaires, transporteurs, douanes et services de sécurité. Pour les États enclavés, l’enjeu est considérable : réduire les coûts de transit, sécuriser les approvisionnements et fluidifier l’accès aux marchés internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est également géopolitique. Dans un contexte de recomposition des routes commerciales africaines, l’hinterland apparaît comme un partenaire central de la projection atlantique du continent. Cotonou a donc servi de caisse de résonance à une idée simple mais structurante : sans l’intérieur du continent, la façade maritime ne peut pas à elle seule porter l’intégration africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Le plaidoyer de Corinne Amori Brunet</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de cette rencontre, la ministre béninoise des Affaires étrangères, <strong>Corinne Amori Brunet</strong>, a joué un rôle particulièrement visible. Son plaidoyer s’inscrit dans une ligne diplomatique claire : Mettre en œuvre la volonté du Président Romuald<strong> Wadagni</strong> d’ouvrir davantage le port et les corridors béninois aux pays de l’hinterland et de l’AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie béninoise a défendu une lecture résolument inclusive du rôle du Bénin dans l’espace ouest-africain. Elle a plaidé pour un accès plus large des pays sahéliens aux façades maritimes atlantiques, en insistant sur la nécessité de faciliter les échanges, de renforcer les interconnexions et de bâtir des mécanismes de coopération concrets au bénéfice des économies enclavées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Didier Nourdeen ALOHOU, Consultant Média, DG AFRICADEV</p>



<p class="wp-block-paragraph">Expert CCC</p>
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		<item>
		<title> AES-RUSSIE :  A Niamey, les deux partenaires franchissent un nouveau cap</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:23:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[#AES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Niamey a été, ce 8 juillet 2026, le théâtre d’une nouvelle séquence diplomatique majeure entre la&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Niamey a été, ce 8 juillet 2026, le théâtre d’une nouvelle séquence diplomatique majeure entre la Confédération des États du Sahel (AES) et la Fédération de Russie. Réunis à l’occasion de la deuxième session de consultations entre leurs ministres des Affaires étrangères, les deux partenaires ont franchi un nouveau cap dans une relation désormais fondée sur le respect mutuel, la coopération souveraine et une vision commune des équilibres internationaux.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du protocole, la rencontre a confirmé l’installation d’un dialogue politique structuré entre l’AES et Moscou. La signature d’un mémorandum de consultations entre les ministères des Affaires étrangères des deux parties consacre un cadre durable de coordination diplomatique, appelé à encadrer les échanges réguliers sur les questions d’intérêt commun. Le communiqué final insiste sur la volonté partagée de renforcer la coopération dans les domaines politique, diplomatique, sécuritaire, économique et social<a></a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’AES, la Russie est un partenaire qui adopte une approche différente des pays occidentaux. Moscou est un acteur qui n’impose pas de condition politique, ne se place pas dans une posture de leçon, et est disposée à une relation d’égal à égal. Cette posture facilite dans la sous-région, un partenariat débarrassé des réflexes de tutelle, dans un contexte où la question de la souveraineté est devenue centrale.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre de Niamey s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large : celle d’une affirmation politique du Sahel, décidé à reprendre la main sur ses choix stratégiques. L’AES y voit la matérialisation d’un nouvel axe diplomatique qui redessine les lignes d’influence dans la zone. Ce repositionnement régional, porté par une rhétorique de rupture, traduit la volonté des États sahéliens de diversifier leurs alliances et de construire des partenariats &nbsp;plus compatibles avec leurs priorités nationales.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le volet sécuritaire, a largement pesé dans les échanges. Dans un Sahel toujours confronté aux menaces terroristes, aux circulations d’armes qui viennent de plus en plus d’Ukraine et ou on remarque des moniteurs ukrainiens aux cotés des groupes terroristes. A cela s’ajoutent les effets de déstabilisation régionale avec la situation politico sécuritaire au Soudan, l’installation d’une nouvelle base militaire occidentale au Tchad à wour non loin du Niger. &nbsp;Les discussions ont porté sur le besoin d’ajuster les stratégies de défense, de renforcer les capacités opérationnelles et d’élever le niveau de vigilance. La Russie a réaffirmé son soutien au renforcement des forces armées de l’AES, un point essentiel dans l’architecture du partenariat.<a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux ne sont pas seulement militaires. Ils sont aussi économiques et stratégiques. Les discussions ont également mis l’accent sur le financement des grands projets, la consolidation de la souveraineté économique et la valorisation des ressources minières. L’AES mise en particulier sur ses instruments propres, notamment la Banque confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES), appelée à soutenir les projets structurants dans les domaines du développement, des infrastructures et, plus largement, de la résilience régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;L’AES travaille activement aussi sur sa propre &nbsp;&nbsp;monnaie souvent évoquée comme devant être adossée à l’or. Tandis que les trois pays membres sont producteurs, ils entendent davantage contrôler la chaîne de valeur de leurs ressources stratégiques. La prochaine session est prévue en 2027 en Russie selon le principe d’alternance. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adjouavi Domingnon</p>
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		<item>
		<title>Bénin–Niger : la réouverture de la frontière sera progressive, les experts poursuivent leurs travaux</title>
		<link>https://africadev.net/benin-niger-la-reouverture-de-la-frontiere-sera-progressive-les-experts-poursuivent-leurs-travaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 13:02:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Info]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Juin 2026, Les signaux se sont multipliés autour d’un dégel concret entre le Bénin et&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En Juin 2026<strong>, </strong>Les signaux se sont multipliés autour d’un dégel concret entre le Bénin et le Niger. Après la célèbre visite du Président <strong>Romuald Wadagni</strong> au Niger début juin, Cotonou a réuni les 20 et 21 juin 2026, les experts des deux pays qui ont bouclé un nouveau cycle de travaux techniques consacré aux conditions de réouverture de la frontière commune, dans un climat constructif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme des échanges, un communiqué final a fait état d’avancées importantes, notamment l’élaboration d’un calendrier de réouverture et la mise au point de deux projets d’accord, un sur la défense et un autre sur la sécurité, destinés à encadrer la reprise des échanges frontaliers. Selon le communiqué rendu public, ces textes doivent encore être soumis à la validation des hautes Autorités des deux États avant toute signature définitive.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions ont été menées dans un contexte de prudence sécuritaire. La partie nigérienne a notamment insisté sur deux préalables considérés comme essentiels : la conclusion d’un accord bilatéral de défense et de sécurité fondé sur le principe de non-agression, et la mise en place de mécanismes conjoints de renseignement et de transparence sécuritaire. Ces exigences traduisent la volonté de Niamey de garantir que la réouverture ne fragilise ni la stabilité ni le dispositif de contrôle aux frontières.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Une reprise graduelle</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les éléments recueillis, la réouverture ne devrait pas se faire en une seule étape. Elle concernera d’abord les véhicules légers et les transports de voyageurs, tandis que le passage des camions resterait temporairement suspendu, le temps d’achever certains dispositifs techniques et logistiques, notamment en matière d’installation de scanners par exemple. Cette option témoigne d’un choix de progressivité<a></a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités des deux pays misent également sur un contrôle renforcé des identités, des effets transportés et des véhicules, avec un niveau élevé de fouilles et de vérifications afin d’éviter toute infiltration ou tout usage détourné du corridor frontalier. Cette approche peut est perçue comme un compromis pragmatique, permettant de relancer les échanges sans relâcher la vigilance.<a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Travaux continus, mais </strong></a><strong>dans la discrétion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux spéculations nées du silence observé après la rencontre de Cotonou, les travaux ne sont pas été interrompus. La délégation béninoise a en réalité opté pour la poursuite des échanges par visioconférence, ce qui a permis de maintenir un travail quotidien entre experts tout en réduisant les délais et les coûts logistiques. Cette méthode, plus économique et plus rapide, traduit que les pays sont inscrits dans une nouvelle méthode de travail qui consiste à réduire les factures et maximiser sur l’efficacité. On ne se déplace qu’en cas de nécessité. La prochaine étape devrait être une nouvelle séquence de formalisation, avec une&nbsp; &nbsp;rencontre physique lorsque les derniers arbitrages seront prêts pour signature. En attendant, les avancées enregistrées nourrissent l’espoir d’une reprise partielle de la frontière dans les prochains jours, avant la fin du mois de juillet 2026, selon des observateurs proches du dossier<a></a><a></a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a><strong>Un tournant</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la technique, ce dossier prend une portée politique majeure. Après des années de fermeture et de crispations, les deux capitales ont choisi la voie de la responsabilité, du dialogue et de la sécurité partagée. Le travail commun des experts est désormais comme le socle d’une normalisation progressive, soutenue par la volonté affichée des autorités des deux pays de restaurer la fraternité et la circulation entre les peuples.<a></a><a></a><a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Didier Nourdeen ALOHOU,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Expert CCC, Consultant Média.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dg AFRICADEV</p>
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		<item>
		<title>Premier Gouvernement de Romuald Wadagni : Jeune, technocratique et tourné vers les compétences</title>
		<link>https://africadev.net/premier-gouvernement-de-romuald-wadagni/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Africadev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 16:18:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[CEDEAO]]></category>
		<category><![CDATA[Info]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Bénin entre dans une nouvelle ère gouvernementale marquée par la nomination d&#8217;un exécutif qui surprend&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[


<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bénin entre dans une nouvelle ère gouvernementale marquée par la nomination d&rsquo;un exécutif qui surprend autant qu&rsquo;il rassure. À la tête de l&rsquo;État, Romuald Wadagni a constitué un gouvernement dont les traits saillants&nbsp;: &nbsp;la jeunesse, le profil technocratique et l&rsquo;absence de politiciens de carrière, rompent avec les habitudes d&rsquo;antan et traduisent une logique de continuité, de consolidation et d&rsquo;impact.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une jeunesse assumée</strong><br>Ce qui frappe d&#8217;emblée dans la composition du gouvernement, c&rsquo;est la place donnée aux cadres jeunes. Loin du réflexe de nommer des barons politiques ou des figures d&rsquo;appareil, la nouvelle équipe mise sur une génération de responsables dynamiques, souvent formés à l&rsquo;international et rompus aux défis modernes de la gestion publique. Ce renouvellement des visages répond à une attente populaire : moderniser l&rsquo;État, accélérer les réformes et rapprocher l&rsquo;action publique des besoins d&rsquo;une population en quête d&rsquo;efficacité et de résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un gouvernement technocratique</strong><br>Autre caractéristique majeure : le profil résolument technocratique des ministres. Les portefeuilles ont été confiés à des spécialistes reconnus pour leur savoir-faire plutôt qu&rsquo;à des hommes et femmes politiques de carrière. Cette orientation traduit une priorité claire : la compétence opérationnelle prime sur l&rsquo;appartenance partisane. Dans un contexte où les enjeux économiques, financiers et administratifs exigent des réponses précises et rapides, le choix de techniciens expérimentés apparaît comme une garantie de mise en œuvre sérieuse des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La fin du clientélisme affiché</strong><br>Beaucoup s&rsquo;attendaient, au vu du large soutien populaire et des nombreuses adhésions au projet de société porté par Wadagni avant l&rsquo;élection, à voir récompensés les cadres et élus des partis majoritaires. Il n&rsquo;en a rien été. La composition du gouvernement montre qu&rsquo;au Bénin, la nomination aux plus hautes fonctions n&rsquo;est plus du moins pas prioritairement une question d&rsquo;appartenance au partis de la mouvance présidentielle. Ce renversement de logique sonne comme une mutation politique : on privilégie désormais l&rsquo;efficience et la compétence, réduisant l&rsquo;espace du clientélisme traditionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Continuité, consolidation, impact</strong><br>Loin d&rsquo;être une rupture brutale, ce choix s&rsquo;inscrit dans une continuité voulue avec l&rsquo;action précédente : consolidation des acquis macroéconomiques, promotion de la digitalisation de l&rsquo;administration, renforcement de la rigueur budgétaire et lutte contre la corruption. En confiant les leviers de l&rsquo;action publique à des techniciens, Wadagni mise sur l&rsquo;impact mesurable des politiques publiques : délivrer des résultats, améliorer la qualité des services et accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un levier discret mais puissant pour l&rsquo;action</strong><br>Ce tournant technocratique constitue l&rsquo;un des leviers silencieux de la réussite de l&rsquo;action entamée sous la présidence de Patrice Talon. L&rsquo;obligation de résultats, la digitalisation et la limitation des espaces propices à la corruption trouvent dans ce gouvernement une prolongation logique et renforcée. En plaçant l&rsquo;expertise au centre des nominations, l&rsquo;exécutif se donne les moyens d&rsquo;une gouvernance plus efficace et plus transparente.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le soutien des prédécesseurs</strong><br>Romuald Wadagni dispose d&rsquo;un deuxième atout non négligeable : la confiance et l&rsquo;appui de ses trois prédécesseurs vivants. Un appui qui lui confère une légitimité institutionnelle et une stabilité politique précieuses au moment où les attentes populaires sont élevées. Cette unanimité affichée autour du nouveau président facilite la mise en place des politiques et rassure les investisseurs ainsi que les partenaires internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un contexte favorable mais exigeant</strong><br>Wadagni n&rsquo;hérite pas d&rsquo;un pays en ébullition politique ; il prend les rênes d&rsquo;une économie en croissance et d&rsquo;un climat politique parmi les plus stables de la sous-région, alors que plusieurs pays voisins connaissent des tensions. Cette situation est un avantage mais accroît aussi les attentes. La population attend des résultats tangibles : emplois, services publics améliorés, infrastructures et bonne gouvernance. Les interrogations sont grandes et légitimes, et la pression pour produire des résultats rapides est réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pas un novice</strong><br>Le nouveau président n&rsquo;est pas un novice en matière de gestion publique. Sa contribution importante au bilan de Patrice Talon inspire confiance quant à sa capacité à transformer les orientations politiques en actions concrètes. Son gouvernement, jeune et technocratique, illustre son choix stratégique : privilégier la compétence pour assurer la consolidation des acquis et amplifier l&rsquo;impact des réformes déjà engagées.<br>En choisissant la compétence plutôt que le clientélisme, la jeunesse plutôt que l&rsquo;ancienneté partisane, Romuald Wadagni trace une voie qui vise à moderniser l&rsquo;État et à produire des résultats palpables. Ce pari fondé sur la continuité, la consolidation et l&rsquo;impact sera rapidement jugé à l&rsquo;aune des réalisations économiques et sociales. Pour l&rsquo;instant, la mise en place d&rsquo;un gouvernement technocratique et l&rsquo;absence de politiciens de carrière donnent au Bénin un signal fort : celui d&rsquo;un État qui préfère l&rsquo;efficacité et la bonne gestion au jeu des équilibres partisans.</p>


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		<title>Romuald WADAGNI : Confirmation de l’héritage démocratique</title>
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		<pubDate>Wed, 27 May 2026 05:19:36 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">La passation de charge entre Patrice Talon et Romuald Wadagni, tenue le 24 mai, a offert au Bénin une image forte et émouvante de l&rsquo;alternance démocratique. Sur la place publique et dans l’opinion, on a lu la même chose : le soulagement d’un peuple qui voit ses institutions fonctionner, la dignité d&rsquo;un président sortant respectant la règle républicaine, et la détermination d&rsquo;un président entrant prêt à écrire un nouveau chapitre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;émotion était palpable. Les poignées de main, les regards, les silences respectueux.&nbsp; Tout contribuait à faire de cette passation un moment solennel et presque intime, malgré l&rsquo;ampleur nationale de l&rsquo;événement. Ce visage humain de la politique rappelle que derrière les postures et les controverses se tiennent des individus qui acceptent de céder la place pour le bien commun. La scène a eu une beauté simple mais rare d&rsquo;une alternance qui se vit sans violence ni chaos : une alternance maîtrisée, républicaine, désormais familière au Bénin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans bien des pays d&rsquo;Afrique, des citoyens de 50 ans n&rsquo;ont jamais connu deux présidents. Le contraste est saisissant : alors que la région peine parfois à voir tourner les pages du pouvoir, le Bénin, lui, cultive une tradition de renouvellement. En montrant publiquement et solennellement la transmission de l&rsquo;autorité, le pays envoie un message clair : il existe une ligne rouge&nbsp;: celle de l&rsquo;alternance qui ne doit pas être effacée, quelles que soient les disputes politiques. C&rsquo;est une marque de maturité démocratique, un garde-fou contre l&rsquo;entêtement du pouvoir personnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte régional amplifie encore la portée symbolique de l&rsquo;événement. Dans une sous-région où l&rsquo;alternance reste souvent une denrée rare, la passation du 24 mai projette l&rsquo;image d&rsquo;un Bénin où la démocratie a tenu ses promesses depuis l&rsquo;avènement du renouveau démocratique en 1990. Quatre anciens présidents se sont déjà succédé ; Romuald Wadagni devient le cinquième. Trois d&rsquo;entre eux sont encore en vie, vivant tranquillement, preuve concrète qu&rsquo;il est possible de quitter le pouvoir sans craindre poursuites ou représailles, et de conserver sa dignité et sa liberté. Cette réalité renforce l&rsquo;exemple béninois : transmettre le pouvoir n&rsquo;est pas synonyme de punition, mais d&rsquo;acceptation collective d&rsquo;un contrat républicain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Romuald Wadagni arrive à la tête de l&rsquo;État avec un profil qui inspire confiance et de fortes attentes. Économiste de formation, reconnu pour sa rigueur, sa connaissance des dossiers financiers et son expérience à la tête du ministère de l’Économie dans les dernières années, il présente déjà des qualités qui laissent entrevoir une gouvernance pragmatique et performante. Sa capacité à dialoguer avec les partenaires internationaux, sa réputation de gestionnaire sérieux et sa jeunesse politique par rapport à certains prédécesseurs lui donnent un capital d&rsquo;espérance. Beaucoup le voient déjà bien parti pour marquer d&rsquo;une empreinte durable la présidence béninoise, avec la promesse d&rsquo;améliorer les performances économiques, de renforcer la transparence et d&rsquo;approfondir les réformes institutionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet épisode de transmission pacifique et solennelle doit être lu comme un rappel et une leçon pour la sous-région : la démocratie n&rsquo;est pas seulement des élections, c&rsquo;est la capacité à accepter la relève, à préserver les règles, et à placer l&rsquo;intérêt public au-dessus des ambitions personnelles. Le Bénin, par cette passation, confirme qu&rsquo;il garde intacte sa vocation républicaine. Il offre une image d’espoir, celle d&rsquo;une nation où l&rsquo;alternance n&rsquo;a jamais manqué à l&rsquo;appel depuis 1990. &nbsp;&nbsp;Il est donc possible de partir, de revenir à la vie civile, et de laisser à d&rsquo;autres la responsabilité de conduire le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La journée du 24 mai 2026 restera comme une de ces dates où la réalité politique dépasse la rhétorique : dans la simplicité de gestes respectueux et la solennité des discours, le Bénin a rappelé que l&rsquo;alternance est une valeur protectrice, non négociable. Et avec Romuald Wadagni, le pays bénéficie non seulement un continuateur, mais un espoir renouvelé de progrès et d&rsquo;efficacité gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Didier Nourdeen Alohou</p>
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