Le 30 avril dernier, une marée humaine a envahi les rues de la capitale Ouagadougou au Burkina-Faso pour une marche de soutien au président de la transition, le capitaine Ibrahim Traore. Une mobilisation générale spontanée qui s’est également déroulée à Bobo-Dioulasso, Boromo voire Washington aux USA à quelques jours d’une tentative d’un coup d’Etat dont il a été victime. Ce soutien de taille au capitaine Ibrahim témoigne de la gratitude du peuple burkinabé à l’intention du président pour les réformes structurelles qui changent peu à peu le quotidien de ses concitoyens.
Depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré a entrepris une série de réformes visant à renforcer la souveraineté économique, moderniser l’agriculture, améliorer les infrastructures et affirmer l’identité nationale du Burkina Faso.
Réformes économiques et industrielles
Grâce à IB, la progression du PIB burkinabé devient fulgurante. Le produit intérieur brut est passé de 18,8 milliards à 22,1 milliards de dollars, grâce à des politiques économiques audacieuses, notamment le refus des prêts du FMI et de la Banque mondiale, et l’assainissement des finances publiques.
« L’Afrique n’a pas besoin de la Banque mondiale, du FMI, de l’Europe ou de l’Amérique » a soutenu le capitaine Traore.
Les réformes salariales consistent en la réduction de 30 % des salaires des ministres et parlementaires, et une augmentation de 50 % pour les fonctionnaires.
En industrialisation, le président de la transition a créé deux usines de transformation de tomates à Bobo-Dioulasso et Yako, et une usine de transformation du coton pour valoriser les productions locales.
Dans le secteur minier, le Burkina-Faso a inauguré la première raffinerie d’or du pays en 2023, avec une capacité de production de 400 kg par jour, visant à traiter localement l’or et augmenter les revenus nationaux.
Agriculture et autosuffisance alimentaire
Lamodernisation agricole est remarquable avec la distribution de plus de 400 tracteurs, 239 motoculteurs, 710 motopompes et 714 motos aux agriculteurs pour améliorer la productivité.
On note depuis lors une augmentation des productions avec notamment des tomates : +45 000 tonnes (de 315 000 à 360 000 tonnes entre 2022 et 2024), mil : +193 000 tonnes (de 907 000 à 1,1 million de tonnes) et le riz : +46 000 tonnes (de 280 000 à 326 000 tonnes.
Une initiative présidentielle pour l’agriculture a été mise en œuvre permettant d’emblaver 14 725 hectares pour une production de près de 190 000 tonnes de céréales et tubercules. –
Infrastructures et développement local
Des travaux routiers ont amené le pays à lancer le programme « Travaux routiers à haute intensité de main-d’œuvre » dans cinq communes, créant environ 800 emplois temporaires et améliorant les infrastructures locales.
Sécurité et politique étrangère
Avec l’arrivée du capitaine Ibrahim Traore au pouvoir, la lutte contre le terrorisme a changé de stratégies et de méthodes. Le pays fait face désormais seul à son destin avec la création de six Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) pour renforcer la mobilité et l’efficacité des forces armées face aux groupes djihadistes.
Dans ce sens, des partenariats stratégiques débouchant sur un renforcement des relations avec la Russie et la Turquie, notamment par l’acquisition de drones turcs Bayraktar TB2 et Akinci pour surveiller et combattre les groupes djihadistes ont été noués.
Identité nationale et réformes sociales
Pour une justice et symboles nationaux, Ibrahim Traore et son gouvernement ont procédé au remplacement des toges noires d’origine coloniale par des tenues traditionnelles en coton local (faso dan fani) pour les magistrats, affirmant ainsi l’identité culturelle du pays.
La réduction de la TVA s’en est suivie. Il y a une baisse de la Taxe sur la Valeur Ajoutée de 18 % à 10 % pour alléger le fardeau fiscal des citoyens, notamment sur les produits de première nécessité.
En somme, le capitaine Ibrahim Traoré a initié des réformes significatives visant à renforcer la souveraineté et le développement du Burkina Faso. Cependant, la persistance de l’insécurité et les préoccupations liées aux droits humains demeurent des défis majeurs pour son gouvernement.
la rédaction
