En 2023, le Togo a consolidé son rôle de carrefour commercial au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en réalisant plus de 433 milliards FCFA d’exportations à destination des autres pays membres. C’est selon les données récentes de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Cette performance repose essentiellement sur les échanges avec trois partenaires clés : le Burkina Faso (100 milliards FCFA), le Bénin (98,3 milliards FCFA) et le Mali (94,8 milliards FCFA). Ensemble, ces trois pays concentrent plus des deux tiers des exportations togolaises dans l’espace UEMOA, illustrant leur importance stratégique dans les relations commerciales régionales du Togo.
Parallèlement, les importations du Togo en provenance des autres pays de l’Union se sont établies à 207,2 milliards FCFA, générant ainsi un excédent commercial de plus de 226 milliards FCFA en faveur du pays dans les échanges intra-communautaires.
Ce solde positif s’explique en grande partie par la position centrale du Togo en tant que plateforme logistique régionale, notamment grâce à l’activité du Port autonome de Lomé, qui joue un rôle crucial dans le transit et la redistribution des marchandises vers les pays de l’hinterland sahélien. À ce titre, les exportations vers le Niger se sont élevées à 38,4 milliards FCFA, tandis que celles vers le Burkina Faso ont atteint 100 milliards FCFA, soulignant la vocation du Togo à servir de point de relais logistique dans la sous-région.
En comparaison, la Côte d’Ivoire, pourtant première économie de l’UEMOA, occupe une place plus modeste dans le commerce bilatéral avec le Togo. Les exportations vers Abidjan se sont limitées à 64,5 milliards FCFA, contre 60,3 milliards FCFA d’importations, traduisant des échanges équilibrés mais d’un volume bien inférieur à ceux enregistrés avec les pays sahéliens.
Cette dynamique confirme la montée en puissance du Togo en tant qu’acteur commercial incontournable en Afrique de l’Ouest, porté par une stratégie logistique résolument tournée vers l’intérieur du continent.
La rédaction
