La Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel a visiblement trouvé la formule adéquate pour fournir des informations fiables aux populations et surtout pour contrer les éléments de langage des médias étrangers. Elle a décidé de se doter d’une radio inter sahélienne dans un contexte marqué par des fake news et de la désinformation sur les réseaux sociaux voire sur des médias acquis à la cause de l’occident. Ceci, en ajout au projet de création d’une web tv et d’une presse en ligne.
Rôle de la radio AES
L’annonce a été faite par Christian Ouattara. Le directeur de cabinet du ministre burkinabè de la Communication détaille que la radio AES aura pour rôle fondamental « de fournir une alternative aux narratifs étrangers en permettant aux populations, d’une part, d’avoir accès à des informations de qualité et, d’autre part, d’analyser les enjeux auxquels elles font face ».
Le média entend permettre également aux populations de se mobiliser, en définitive, pour devenir des actrices du développement de leur espace commun.
« La radio de l’AES se veut un outil de sensibilisation, d’éducation, de conscientisation et un précieux canal de communication dans un espace caractérisé par sa diversité culturelle et linguistique », a ajouté M. Ouattara.
Investissement colossal dans la communication
La création de la radio de l’AES répond à un besoin urgent de renforcer les outils d’information et de communication déjà existants au sein des trois États.
Récemment, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont signé un mémorandum de la création de la WEB TV et lancé la plateforme WEB. Depuis lors, les trois pays se réjouissent de dire que la confédération a désormais une identité visuelle. Il est également question de la plateforme numérique de la Web TV qui va être impactée directement à partir d’une charte graphique élaborée.
Le lancement officiel de ces outils de communication est imminent. Ces outils sont attendus parce « qu’il nous appartient d’occuper l’espace pour barrer la route à la désinformation et permettre à notre confédération de renforcer ses acquis et d’aller vers des projets de développement en faveur de nos populations », ont soutenu les trois pays.
Ouagadougou, droit de siège du groupe de presse de l’AES
C’est une évidence. Les médias forgent l’opinion et s’ils sont mal intentionnés, ils peuvent nuire. La Confédération des États du Sahel est alors convaincue qu’il faut faire face aux contre-vérités et rassurer les populations avec leurs propres moyens de communication.
La mise en ligne d’une Web TV est donc programmée ainsi que l’organisation du débat télévisé synchronisé avec la création d’une chaîne de télévision et d’une radio. Il faut mettre en œuvre très rapidement la télévision et la radio de l’AES.
« Pratiquement tout est fait prêt parce que nous avons déjà un siège, nous avons des infrastructures au Burkina Faso. Le Burkina a offert ses services pour que la télévision radio Sahel qui existait dans les trois pays, dont les sièges à Ouagadougou, soit mise en contribution pour que ces infrastructures soient utilisées tout de suite pour lancer cette télévision » ont rassuré les autorités burkinabés.
Une stratégie de communication coordonnée
La stratégie de communication de la Confédération des Etats du Sahel est validée en synergie d’action avec l’aval des trois chefs d’Etat à travers des directives présidentielles qui soutiennent chaque étape.
L’une des forces de la Confédération réside dans le fait que le collège des chefs d’Etat parle le même langage, en peu de mots ils arrivent à trouver un consensus sur l’ensemble des projets.
De quoi donner l’assurance aux exécutants du projet de poursuivre dans la dynamique et d’aller très vite, parce qu’ils sont conscients qu’aujourd’hui le besoin est là et ils doivent hâter le pas pour que les populations sentent la dynamique.
La Confédération des Etats du Sahel, les trois nations ont des objectifs précis et communs : lutter contre le terrorisme avec la défense du territoire et faire face aux défis de développement en livrant tout obstacle qui entraverait la voie vers le progrès de cet espace. C’est un engagement mais aussi des actions.
Adjouavi Domingnon
